Une femme dormant sur un canapé

Sommeil : depuis combien de temps n'avez-vous pas bien dormi... ?

Depuis combien de temps n'avez-vous pas bien dormi ? Une semaine… un mois… un an ? Plus de la moitié des personnes dans le monde (65 %)1 ne dorment pas suffisamment et, selon de nouvelles études, ce sont les femmes qui sont les plus touchées.

Une nouvelle étude2, publiée aujourd'hui dans le cadre de la Journée internationale du sommeil, a révélé qu'un nombre plus élevé de femmes que d'hommes perdent le sommeil en raison du stress, de leurs partenaires ou de l'augmentation des responsabilités familiales. Cette constatation vaut surtout pour les femmes de la « génération sandwich », âgées de 45 à 54 ans, qui sont maintenues éveillées par un double fardeau : se soucier de leurs parents âgés tout en prenant soin de leurs propres enfants. 

Près d'un quart d'entre elles sont tenues éveillées par les inquiétudes suscitées par le vieillissement de leurs parents, contre seulement 18 % de l'ensemble des femmes et 13 % des hommes. En outre, les femmes de la « génération sandwich » souffrent plus fréquemment d'insomnies en raison de préoccupations au sujet de leurs enfants, comparés à l'ensemble des femmes (38 % contre 32 %) et aux 18 % d'hommes tenus éveillés pour les mêmes raisons. 

En comparaison, les femmes des autres tranches d'âge font face à des problèmes différents dans la chambre à coucher. L'utilisation des réseaux sociaux empêche deux femmes sur cinq âgées de 18 à 24 ans de dormir la nuit, tandis qu'un tiers des femmes âgées de 25 à 34 ans déclarent que le travail est la cause de leurs problèmes de sommeil. Près de la moitié des femmes âgées de 35 à 44 ans souffrent d'insomnie en raison de préoccupations financières personnelles, tandis qu'un tiers des femmes de plus de 55 ans ne parviennent pas à dormir car elles s'inquiètent pour leur santé.  

À l'inverse, les hommes du monde entier s'endorment et restent endormis beaucoup plus facilement, avec peu de perturbation de leur sommeil au cours de la nuit. Par rapport aux femmes, un nombre moins élevé d'hommes ont déclaré être tenus éveillés parce qu'ils s'inquiétaient pour leurs parents âgés ou leurs enfants. 

L'étude mondiale, réalisée dans des pays comme l'Australie, les États-Unis, le Japon, la Pologne, l'Italie et la France, indique que les femmes du monde entier rencontrent de réelles difficultés à passer une bonne nuit de sommeil, avec certaines différences intéressantes entre les pays.

L'Australie vient de vivre sa troisième année la plus chaude jamais enregistrée3, ce qui pourrait expliquer qu'un tiers des femmes australiennes citent la météo (températures extrêmes ou tempêtes) comme une source de perturbation du sommeil. Au Japon, nul besoin de chercher très loin : ce sont les ronflements de leurs partenaires qui perturbent le sommeil d'une Japonaise sur dix.

En France, les femmes ne reprochent pas leurs nuits blanches à leurs partenaires. Près de deux femmes sur cinq déclarent que leur sommeil est perturbé par des cauchemars, indiquant que l'heure tardive du dîner en Europe pourrait en être la cause4. Cependant, les mauvais rêves ne touchent pas uniquement les Européennes : près d'un tiers des Australiennes et plus d'un quart des Américaines indiquent en effet que les cauchemars perturbent leur sommeil. 

Alors que 83 % des Américaines sont confrontées à des problèmes de sommeil (incapacité à s'endormir, réveils fréquents pendant la nuit, manque de vitalité le matin, etc.), certaines, en revanche, connaissent la valeur d'un bon sommeil : environ un tiers se déclarent prêtes à tirer un trait sur le sexe pendant un mois pour une bonne nuit de sommeil pour le reste de leur vie. À l'inverse, un nombre beaucoup moins élevé de femmes seraient capables d'abandonner définitivement la télévision (10 %) ou leur nourriture préférée (5 %) ! 

D'après cette enquête, les Polonaises sont semble-t-il,  les plus anxieuses au monde. Près de la moitié d'entre elles évoquent en effet le stress comme cause d'un sommeil perturbé. Il s'agit du taux le plus élevé parmi les femmes du monde entier, suivi par les Italiennes (43 %) et les Françaises (40 %), tandis que le stress n'impacte le sommeil que d'environ un tiers d'Australiennes.

Expert mondial du sommeil, le professeur Damien Léger a déclaré n'être malheureusement « pas surpris » que les femmes rencontrent davantage de difficultés à trouver le sommeil dont elles ont besoin.

« Les femmes qui prennent soin à la fois de leurs parents âgés et de leurs enfants, sont susceptibles de subir un stress élevé, ce qui explique pourquoi elles ont des difficultés à déconnecter et à s’endormir le soir. Les niveaux élevés de stress tout au long de la journée empêchent la réduction des taux de l'hormone cortisol dans votre corps, ce qui est problématique car cela peut avoir des répercussions sur votre capacité à vous endormir. »

Le sommeil est important et réparateur et, comme l'affirme le neuroscientifique Matthew Walker, il représente un « nouveau traitement révolutionnaire qui vous permet de vivre plus longtemps… d'améliorer votre mémoire, de vous rendre plus attrayant… de rester mince et de diminuer les pulsions alimentaires. » Nous devons donc exploiter son pouvoir.

Une femme ayant des problèmes de sommeil mais souriant

Australienne vivant à Sydney, Natalie fait partie de ces plus de quatre femmes sur cinq qui rencontrent des problèmes de sommeil. Propriétaire d'une petite entreprise, elle doit gérer de front plusieurs rôles dans sa vie quotidienne. Elle déclare avoir eu des difficultés d’endormissement la plus grande partie  de sa vie.

« De manière générale, je n'ai pas une bonne qualité de sommeil. Je me réveille environ cinq fois par nuit pour plein de raisons différentes, que ce soit le bruit des oiseaux ou une voiture qui passe. Pour moi, le principal effet secondaire du manque de sommeil est le manque d'énergie. En ce moment, pour mieux dormir, j'essaye de me coucher à heure fixe, de méditer et de déconnecter mon esprit en lisant avant d'aller au lit. » 

Les avantages du sommeil

Un bon sommeil permet :

  • d'améliorer l'attention et la concentration5 ;
  • de renforcer le système immunitaire6 ;
  • d'augmenter les performances intellectuelles et les compétences d'apprentissage7 ;
  • de préserver la jeunesse de votre peau8.

Pour mieux dormir en cette Journée internationale du sommeil, rendez-vous sur www.worldsleepday.org pour obtenir des informations, des astuces et des conseils, ou pour contacter un pharmacien.

Références

  1. Le rapport « Self Care: Be Your Best » a été commandé par Sanofi Consumer Healthcare et réalisé par IPSOS. L'étude a été effectuée via 18 090 entretiens en ligne dans neuf pays, auprès de personnes âgées de 18 ans et plus. Les individus interrogés ont été choisis de manière à être représentatifs de la répartition de la population nationale au niveau du sexe, de l'âge, de la profession et de la région, dans chaque pays et sur des panels en ligne.
  2. L'enquête de la « Journée internationale du sommeil 2019 » a été commandée par Sanofi Consumer Healthcare et réalisée par YouGov. L'étude a été effectuée via 12 669 entretiens en ligne dans six pays (France, Australie, Italie, Japon, Pologne et États-Unis), auprès de personnes âgées de 18 ans et plus. Les individus interrogés ont été choisis de manière à être représentatifs de la répartition de la population nationale au niveau du sexe, de l'âge et de la région, dans chaque pays et sur des panels en ligne. Le travail sur le terrain a été réalisé en 2019.
  3. Bureau of Meteorology.
  4. The National Sleep Foundation.
  5. Arnal et al, 2015
  6. Besedovski L et al, 2012
  7. Breton J et al, 2017
  8. Oyetakin-White P et al, 2015

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