La compréhension: la clé pour la santé mentale

La jeunesse apparaît souvent comme  le plus beau moment de la vie: l’avenir vous attend, le monde s’ouvre à vous. Et pourtant, elle peut aussi être synonyme de mal-être, de brutalité et de pression face aux autres, d’angoisses, de puberté avec son lot de tourments. 

La moitié des troubles de la santé mentale commencent avant l’âge de 14 ans1

L’adolescence est une période particulièrement critique. A cet âge-là, le cerveau est en phase de développement, ce qui le rend particulièrement sensible à la vie quotidienne et à l'environnement qui l'entoure. De nombreux changements comme le départ de la maison, l’entrée à l’université ou dans la vie active peuvent être source de stress et d’appréhension et conduire à des formes de dépression, d’angoisses chroniques ou à des problèmes de schizophrénie, d’anxiété, de phobies, de troubles obsessionnels compulsifs, de stress post-traumatique, de troubles alimentaires (boulimie, anorexie, etc.) ou de troubles de personnalité (paranoïa, dépendances, etc.). 

Nombreux sont les adolescents qui vivent dans des zones touchées par des situations d’urgence humanitaire, qu’il s’agisse de conflits, de catastrophes naturelles ou d’épidémies et qui subissent, de fait, ces mêmes stress avec leurs effets sur la santé mentale fortement amplifiées par ces situations catastrophiques. L’OMS estime ainsi que près de 20% de la population de Gaza souffre de nombreux problèmes de santé mentale après le conflit de l’été 2014.

Toutefois, l’adolescence n’est pas la seule période de la vie où l’on peut être atteint de troubles mentaux. Selon l’OMS, une personne sur quatre présentera au cours de sa vie un trouble mental (qu’il soit comportemental ou psychologique, comme l’anorexie, les phobies et l’anxiété) et une sur six une maladie neurologique (touchant notamment le cerveau, la moelle épinière et le système nerveux, comme les maladies d’Alzheimer et de Parkinson ou encore l’épilepsie).

Les troubles mentaux sont une problématique de santé publique mondiale

Les troubles mentaux représentent près de 12 % de la charge de morbidité mondiale et, d’ici à 2020, ils seront responsables de près de 15 % de la perte d’années de vie corrigées de l’incapacité (Nombre d'années perdues pour cause de mortalité prématurée et du nombre d'années perdues pour cause d'incapacité)2. Selon ces prospectives, la dépression sera alors la deuxième cause de handicap et de mort prématurée après les maladies coronariennes. Dans les pays en développement, les troubles mentaux risquent même d’augmenter de façon disproportionnée dans les décennies à venir en raison de l’urbanisation rapide, des conflits, des catastrophes et de l’évolution de la société.

Les chiffres seuls ne peuvent pas rendre compte de la douleur et des souffrances causées par ces troubles. Les personnes qui en sont atteintes doivent souvent se battre au quotidien pour s’adapter à leur environnement. Très souvent stigmatisées dans les pays en développement, ces personnes souffrent pour la plupart d’exclusion sociale et doivent faire face aux préjugés que suscitent leurs maladies.

L'un des obstacles à l'intégration sociale est l'absence de soins ou le manque d'accès à des soins appropriés. On a longtemps pensé que seuls les hôpitaux psychiatriques pouvaient traiter les personnes atteintes de troubles mentaux, y compris les personnes atteintes de troubles légers. Nous savons aujourd'hui que ces institutions spécialisées doivent être réservées aux cas les plus graves.

 A l’adolescence, certains troubles mêmes les plus gênants peuvent être passagers : il n’est donc pas question de poser un diagnostic définitif mais il faut souvent prévenir une éventuelle aggravation ou une installation des troubles dans la durée. Pour cela, il est très important de savoir où chercher rapidement de l’aide et si besoin, de commencer un traitement car plus la prise en charge est précoce, plus elle a de chance d’être efficace.

L’engagement de Sanofi dans les pays en développement

Aujourd’hui encore, 45% de la population mondiale vit dans un pays où il y a moins d’un psychiatre pour 100 000 habitants. L’Afrique ne dispose que d’environ 1 200 psychiatres et 12 000 infirmiers psychiatriques pour une population de 620 millions d’habitants. 

Sanofi a été l'une des premières entreprises de santé à s'engager à améliorer l'accès aux soins de santé mentale dans les pays en développement. A travers le programme Fight Against STigma (FAST), ainsi que le partenariat avec l’Institut d’épidémiologie et de neurologie tropicale (IENT -, UMR 1094 Inserm) de l’Université de Limoges, Sanofi a lancé des programmes dans plus de 20 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud. Développés avec les autorités sanitaires locales, des experts, des professionnels de santé, des associations de patients et des ONG, ces programmes visent à développer l'accès aux soins des patients souffrant de troubles mentaux ou d'épilepsie. Grâce à ces initiatives, des milliers de patients auparavant négligés et exclus ont pu trouver une aide médicale et recevoir un traitement afin de pouvoir reprendre une vie normale avec leur famille.

Focus sur le Myanmar

En partenariat avec l'Association médicale du Myanmar, Sanofi a développé et mis en œuvre un programme pilote de trois ans, qui associe une approche intégrée au niveau communautaire (mettant à profit le personnel et les ressources existants), avec l'utilisation de nouvelles technologies (smartphone, tablette, télémédecine), afin d'améliorer l’accès aux soins de santé mentale au Myanmar. L’objectif du programme est de réduire de 20% l’écart de traitement des troubles psychotiques (y compris la schizophrénie), du trouble dépressif majeur et de l’épilepsie, en 24 mois, à Hlaing Thar Yar, un district très peuplé situé dans l’ouest de Yangon.

Grâce à la formation de son médecin généraliste et de son agent de santé communautaire local, le dernier épisode psychotique de Mme Daw Tint a été identifié et géré très tôt, ce qui lui a permis d’éviter l’hospitalisation et de rester avec sa famille :

Pour en savoir plus :
https://mediaroom.sanofi.com/fr/articles/2017/combler-les-ecarts-entre-besoins-et-acces-aux-soins-en-sante-mentale-au-myanmar/

Références

  1. http://www.who.int/features/factfiles/mental_health/mental_health_facts/fr/
  2. http://asp.bdsp.ehesp.fr/Glossaire/Scripts/Show.bs?bqRef=18