Le droit à la santé pour tous, partout dans le monde



La santé est un droit fondamental et pourtant, 400 millions de personnes n’ont pas accès aux services de santé essentiels1 et 40 % de la population mondiale est privée de protection sociale2. Dans la réalité, ces statistiques alarmantes se traduisent chaque jour par de terribles tragédies humaines : une jeune mère qui meurt en couches parce qu’elle n’a pas accès à un hôpital, un enfant qui abandonne sa scolarité parce que les dépenses de santé ont réduit sa famille à la pauvreté, un adulte atteint d’une maladie chronique non transmissible vivant au cœur d’une ville d’un pays à revenu intermédiaire qui n’a pas accès à des traitements.

« Peut-on accepter que notre prochain puisse mourir parce qu’il est pauvre ? Ou que des millions de familles soient acculées à la pauvreté du fait de dépenses de santé catastrophiques et du manque de protection contre le risque financier ? » s’interroge le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé à l’approche de la Journée mondiale de la santé dont le mot d’ordre cette année est une « Couverture santé universelle : pour tous et partout ».

Une réponse globale

La réponse à ces questions est un « non » retentissant. L’amélioration de l’accès aux soins demande une réponse globale articulée autour de trois grands axes : maladies non transmissibles, maladies infectieuses et mesures de prévention comme la vaccination.

Les maladies non transmissibles comme le cancer, les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires chroniques, le diabète et les troubles mentaux tuent 36 millions de personnes par an – soit l’équivalent de la population canadienne. Trois quarts de ces décès surviennent dans des pays à revenu faible et intermédiaire où la population a un accès limité aux soins3.

L’un des objectifs de développement durable des Nations Unies est de réduire d’un tiers le taux de mortalité prématurée due à des maladies non transmissibles d’ici à 2030 ; c’est également le but de l’Access Accelerated initiative (AA) lancée par Sanofi et 22 autres entreprises pharmaceutiques.

L’engagement de Sanofi au sein de l’AA se traduit par la mise en œuvre de plusieurs programmes comme FAST - Fight Against Stigma – qui préconise l’amélioration des soins de santé mentale dans les pays en développement et vient-en aide à des personnes comme Josiane à Madagascar qui souffre de schizophrénie, une maladie qui la rend souvent irritable et colérique.

Un autre programme, KiDS, apporte un soutien aux enfants atteints de diabète de type 1 et joue un rôle « essentiel pour promouvoir de saines habitudes de vie dès le plus jeune âge et éventuellement pour prévenir le diabète de type 2 », selon Antonio Tataranni, Responsable des Affaires Médicales de Sanofi. L’un des programmes phares de Sanofi est le programme My Child Matters de la Fondation Sanofi Espoir qui est centré sur l’amélioration de la qualité des soins dispensés aux enfants atteints de cancer dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Depuis sa création, My Child Matters a permis de traiter plus de 75 000 enfants, contribué à la formation de 20 000 professionnels de santé et soutenu 55 projets dans 42 pays.

La collaboration internationale se concentre également sur la lutte contre les maladies infectieuses, comme la tuberculose, le paludisme, la polio et la maladie du sommeil, ainsi que sur leur éradication et leur élimination, car ces maladies sont au cœur des vulnérabilités des pays à revenu faible et intermédiaire en matière de santé.

Sanofi est partenaire de l’OMS depuis 2001 pour lutter contre plusieurs maladies tropicales négligées, dont la maladie du sommeil. La contribution de Sanofi revient à fournir des traitements sans dégager de bénéfices et à accompagner le développement des capacités locales. L’entreprise collabore également avec la Drug for Neglected Diseases initiative (DNDi) pour développer un nouveau traitement par voie orale dans le but d’éliminer cette maladie à l’horizon 20204. Depuis 2001, plus de 40 millions de personnes ont été dépistées et plus de 210 000 patients ont bénéficié de traitements qui ont sauvé leur vie.

Enfin, la prévention est essentielle pour sauver des vies humaines. On estime en effet que 1,5 million de décès pourrait être évités si l’accès aux vaccins était amélioré5. Grâce à des partenariats avec des organisations internationales comme l’Organisation mondiale de la Santé, Gavi l’Alliance du Vaccin et l’UNICEF, Sanofi Pasteur fournit des vaccins aux pays où les besoins sont les plus aigus. Ainsi, Sanofi Pasteur a fourni plus de 6 milliards de doses du vaccin oral contre la polio et un milliard de doses de vaccin polio injectable au cours des 10 dernières années dans le cadre de l’initiative en vue de l’éradication de la polio.

Des politiques de santé pour tous

Si la collaboration internationale a un rayonnement mondial, chaque pays n’en demeure pas moins confronté à ses propres besoins en matière de solutions de santé et se doit de fournir une couverture santé universelle à sa population.

La Chine est l’un des pays qui a donné la preuve que la mise en place d’une couverture santé universelle était possible. Pays le plus peuplé de la planète, avec 1,4 milliard d’habitants, la Chine est confrontée à des enjeux de santé importants : les grands hôpitaux publics sont surchargés et les patients confrontés à de longues listes d’attente, ce qui ne manque pas d’avoir des conséquences négatives sur la qualité des soins et le vécu des patients. D’importantes différences en termes d’infrastructure et de personnel persistent également entre les régions urbaines et rurales et entre les différentes provinces.


Pour accélérer le rythme de la réforme du système de santé, la Chine a mis en œuvre le projet « Healthy China 2030 » qui place la santé au cœur de sa stratégie en matière de politiques, que ce soit dans le domaine des services médicaux, de l’assurance-maladie, des entreprises de santé, de l’environnement, de la santé, de l’alimentation, de la sécurité des médicaments ou de l’activité physique.

« Le programme "Healthy China 2030" illustre les ambitions générales de la Chine qui sont de préserver et d’assainir l’environnement, d’améliorer les soins primaires et de renforcer la prévention », selon Jean-Christophe Pointeau, Directeur Pays Chine. « L’ampleur et la rapidité des progrès que la Chine a accomplis sont remarquables, ce qui prouve que la mise en place d’une couverture santé universelle est possible. »

Depuis 2009, la Chine a réalisé des progrès considérables pour réformer son système de santé et permettre à sa population de bénéficier d’une couverture santé universelle grâce à l’élargissement de l’assurance-maladie de base financée par le budget de l’État. La mise en place successive de différents programmes a permis de faire passer la part de la population assurée de 50 % en 2005 à plus de 95 % aujourd’hui. Les autorités chinoises examinent actuellement les mesures à prendre pour garantir la pérennité à long terme du système, en particulier grâce au développement des régimes d’assurance complémentaire/privée.

La Chine a également lancé un projet pilote visant à décongestionner ses hôpitaux et encourage les patients à se tourner dans un premier temps vers les établissements de soins primaires.

La sensibilisation de la population et l’action sont essentielles pour parvenir à la couverture santé universelle et chaque pays est un maillon de la collaboration internationale qui permettra à tous et partout d’en bénéficier. Nous avons tous un rôle à jouer pour réaliser et garantir le droit à la santé de notre prochain.

Références

  1. http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/uhc-report/fr/
  2. http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_326256/lang--fr/index.htm
  3. https://lehub.sanofi.com/en/access-healthcare/access-accelerated-initiative/
  4. https://lehub.sanofi.com/en/access-healthcare/sleeping-sickness
  5. https://www.sanofipasteur.com/en/immunization-essentials/vaccines-access/