Journée mondiale du cœur : il est temps de se faire vacciner contre la grippe

Les scientifiques ont confirmé ce lien peu connu : la grippe augmente fortement le risque de crise cardiaque.1 La vaccination annuelle contre la grippe peut réduire ce risque de près de moitié, soit autant que d’autres mesures de prévention des maladies cardiovasculaires, comme l’arrêt du tabac et le traitement de l’hypercholestérolémie.2

« La plupart d'entre nous savent que les maladies respiratoires comme la grippe connaissent un pic en hiver, mais c’est aussi le cas pour les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) », explique Bogdana Coudsy, Responsable des Affaires médicales mondiales Grippe et COVID-19 de Sanofi Pasteur.   

Portrait de Bogdana Cousdy

“Grâce à une analyse scientifique minutieuse, les chercheurs sont parvenus à démontrer que ces incidents cardiovasculaires n’étaient pas déclenchés par le froid, mais bien par la grippe et d’autres infections”

Bogdana Coudsy, Responsable des Affaires médicales mondiales Grippe et COVID-19 de Sanofi Pasteur

La grippe peut être à l’origine d’une crise cardiaque, la vaccination peut en réduire le risque

Le risque qu’un adulte souffre une crise cardiaque est plus de 10 fois supérieur dans la semaine qui suit l’infection par rapport à toute autre période de la vie. Il y a également 8 fois plus de risques d’être victime d’un AVC au cours de cette même semaine.3,4 La grippe entraîne une inflammation dans le corps, les poumons et les parois des vaisseaux sanguins et d’autres organes vitaux.5 L’infection peut ainsi provoquer de graves complications comme une pneumonie, des incidents cardiovasculaires et des crises diabétiques. Les populations les plus âgées et fragiles peuvent également subir une perte irréversible de santé générale, un phénomène appelé « déclin fonctionnel ».6

La vaccination contre la grippe peut réduire le risque de crise cardiaque de 15 à 45 %, soit un taux similaire à celui estimé pour le traitement de l’hypercholestérolémie (19-30 %) ou le sevrage tabagique (32-43 %).2

Le Dr Tor Biering-Sørensen, médecin, titulaire d’un doctorat et d’un master en santé publique, et chargé de recherche en santé et sciences médicales à l’Université de Copenhague, résume : « Nous savons désormais que la grippe peut provoquer des complications cardiovasculaires et que la vaccination contre la grippe peut réduire le risque de subir ces complications. »1,2

L’impact de la COVID-19 sur la grippe

En temps normal (c’est-à-dire hors pandémie actuelle), entre 50 et 80 % de la population adulte des pays de l’OCDE se fait vacciner chaque année.7 Les recommandations de santé publique varient en fonction des zones géographiques : aux États-Unis, tout le monde peut se faire vacciner contre la grippe, tandis qu’en Europe, on privilégie les populations à risque, comme les personnes atteintes de maladies sous-jacentes et la plupart des personnes âgées de 60 ans et plus.

La vaccination contre la grippe a déjà beaucoup progressé, puisqu’elle a permis de réduire le nombre d’hospitalisations liées à la grippe et à ses complications ; cela a été d’une importance capitale avec l’émergence de la COVID-19, mais nous pouvons et devons aller encore plus loin.  

« L’année épidémiologique 2020-2021 a été particulière : très peu de virus de la grippe ont circulé, probablement en raison de la distanciation sociale, du port du masque et des restrictions de voyage, autant de mesures prises en prévision de ce premier hiver pandémique », ajoute Bogdana Coudsy.

La saison grippale à venir reste imprévisible, et la question demeure : la grippe va-t-elle connaître un regain ? La situation est inédite, et les épidémiologistes ont bien du mal à prédire avec certitude ce qui nous attend.8

Dans l’hémisphère nord, la saison grippale coïncide avec l’assouplissement d’un grand nombre de restrictions sociales liées à la COVID-19 et avec la rentrée scolaire, qui pourraient engendrer une transmission accrue de l’infection. De plus, les experts craignent une immunité moindre de la population contre la grippe en raison des confinements et des règles de distanciation sociale imposés l’année dernière. Nous pourrions donc connaître une saison grippale active, avec des cas plus graves et le risque d’alourdir la charge qui pèse sur les systèmes de santé.

Le Dr Biering-Sørensen ajoute : « À mon avis, il est absolument essentiel d’augmenter la vaccination contre la grippe pour diminuer la charge des complications cardiovasculaires induites par les épidémies de grippe ». 

« La plupart des gens qui se font vacciner éviteront d’être hospitalisés à cause de la grippe ou d’une crise cardiaque déclenchée par la grippe cet hiver », conclut Bogdana Coudsy. « Nous devons donc faire en sorte que le plus de personnes possibles s’inscrivent dans ce scénario. La vaccination est un acte tellement simple, éprouvé et efficient ; nous devons expliquer à chaque individu ses multiples avantages. »

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américains et plusieurs autorités sanitaires nationales en Europe recommandent la co-administration des vaccins contre la grippe et la COVID-19 cet automne en vue d’atteindre une couverture vaccinale large et rapide contre ces deux infections.9,10

Sanofi produit plusieurs types de vaccins contre la grippe, qui sont distribués et administrés à travers le monde. Nos vaccins quadrivalents reconnus protègent contre les quatre principales souches du virus en circulation chaque saison, tandis que nos vaccins à haute dose sont spécialement conçus pour les personnes âgées de 65 ans et plus. 

Alors que des maladies infectieuses imprévisibles et potentiellement mortelles comme la COVID-19 et la grippe ne cessent d’évoluer, les scientifiques et experts médicaux de Sanofi continuent d’approfondir leur compréhension de la transmission et des effets néfastes de ces virus pour développer de nouveaux vaccins permettant de les prévenir et de les contrôler. 

Références

  1. Kwong et al., 2018, NEJM
  2. MacIntyre C. R. et al. Heart 2016 ; 102 : 1953–1956. DOI :10.1136/heartjnl-2016-309983 
  3. Ohland et al. Eurosurveillance 2020, DOI : 10.2807/1560-7917.ES.2020.25.17.1900199
  4. Warren-Gash et al. Laboratory-confirmed respiratory infections as triggers for acute myocardial infarction and stroke: a self-controlled case series analysis of national linked datasets from Scotland. Eur. Respir. J. 2018 ; 51(3) : 1701794). 
  5. Kalil A. C., Thomas P. G. Influenza virus-related critical illness: pathophysiology and epidemiology. Crit. Care 23, 258 (2019). https://doi.org/10.1186/s13054-019-2539-x
  6. Diaco et al. 2021 Vaccine
  7. https://data.oecd.org/healthcare/influenza-vaccination-rates.htm, consulté en septembre 2021 
  8. https://eu.usatoday.com/story/news/health/2021/05/10/flu-cases-historically-low-during-covid-what-expect-fall/7088318002/, consulté en septembre 2021 
  9. https://www.cdc.gov/vaccines/pandemic-guidance/index.html last accessed September 8, 2021
  10. https://www.vaccineseurope.eu/news/press-releases/implementation-of-influenza-vaccination-campaign-2021-22#_ftn7, consulté en septembre 2021