Mettre le potentiel de la technologie au service de la santé des Chinois

Photo : ZHENG Airong, un médecin vaccinateur chinois, contribue à informer sur la vaccination en régions rurales. De nombreux docteurs comme Zheng se consacrent à la santé de millions d'enfants dans les régions rurales chinois. 

Lancé il y a trois ans, le « programme pour une Chine en bonne santé à l’horizon 2030 » (Healthy China 2030) a été décrit par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « la plus vaste réforme sanitaire que le monde ait connue ». L’ampleur et la rapidité extraordinaires de cette refonte du secteur de la santé laissent entrevoir la possibilité d’accélérer l’offre de nouveaux médicaments à la population chinoise et de développer des solutions de santé numériques.

« La Chine revêt une importance stratégique à nos yeux et Sanofi tient à contribuer à l’initiative Healthy China 2030 », a déclaré le directeur général de Sanofi Paul Hudson pendant la deuxième China International Import Expo, qui s’est tenue au début du mois. « D’ici 2025, nous projetons de lancer plus de trente médicaments et vaccins novateurs sur le marché chinois. Nous continuerons d’accroître nos investissements en Chine afin d’optimiser nos opérations de R&D et de production et comptons exploiter le potentiel de la technologie et du numérique pour améliorer les pronostics des patients ».

Là où les choses évoluaient lentement, tout va désormais plus vite que partout ailleurs. 

Les restrictions administratives et réglementaires qui pesaient sur les résultats des essais cliniques menés dans d’autres pays contraignaient en effet souvent les patients chinois à attendre plusieurs années de plus que leurs homologues européens ou américains pour bénéficier de médicaments novateurs. Mais c’est de l’histoire ancienne : « il y a cinq ans, il était impossible pour médicaments novateurs de Sanofi en Chine de suivre le rythme du reste du monde ; il y a trois ans, c’était une gageure ; il y a un an, il fallait en discuter ; aujourd’hui, la synchronisation se fait immédiatement, nous conférant ainsi un avantage sur nos concurrents », explique Pius Hornstein, le président de Sanofi Chine. 

En assouplissant les réglementations relatives au recrutement des patients pour les essais cliniques, le cadre fourni par Healthy China 2030 permet de générer des données plus diversifiées sur le pays le plus peuplé au monde (1,4 milliard d’habitants). Cette avancée pourrait considérablement améliorer les nouveaux médicaments mis au point en Chine, notamment dans le domaine des maladies rares dont Sanofi est spécialiste, mais où les patients sont par définition bien plus difficiles à trouver.

« L’innovation permet à Sanofi de mettre au point de nouveaux produits et, au-delà, d’accorder une place prioritaire aux soins de santé numériques. Nous plaçons en effet l’innovation numérique au cœur de notre future stratégie de croissance en Chine, un pays doté des dimensions, de la célérité et du savoir-faire nécessaires à cet effet. Nous entrevoyons un avenir où la Chine produira des innovations dont bénéficiera le reste du monde, à l’égal des États-Unis et de l’Europe, en particulier dans le secteur de la santé numérique : des traitements individualisés et entièrement conçus sur mesure à partir d’indications précises générées par le big data », estime Pius Hornstein. En témoigne l’ouverture en 2019 du quatrième institut de recherche mondial de Sanofi à Suzhou, après ceux d’Europe et des États-Unis, et d’un nouveau centre mondial de R&D à Chengdu, axé sur les technologies permettant de renforcer ses capacités numériques et d’accélérer l’analyse de ses essais cliniques. Ces initiatives profitent de la réforme du cadre réglementaire, mais aussi de l’écosystème numérique exceptionnellement riche du pays.

Au cœur de la vision Healthy China 2030 se trouve la volonté de faire passer le renforcement du système de soins de santé primaires avant le recours au traditionnel modèle hospitalier chinois. Pour accompagner cette transition, Sanofi a déjà noué des partenariats avec six hôpitaux en ligne destinés à fournir des services médicaux multidimensionnels, s’inscrivant ainsi parmi les premières entreprises à ouvrir ce créneau. Dotée de deux cents hôpitaux en ligne traitant déjà des centaines de millions de patients à domicile, la Chine offre un environnement propice à l’élaboration de solutions de santé numériques novatrices évitant des hospitalisations pénibles et onéreuses, en particulier aux personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques (trois cents millions de citoyens chinois). Les hôpitaux en ligne facilitent en outre l’accès aux soins de santé : les patients peuvent choisir leur médecin par internet et se faire livrer leurs médicaments à domicile. 

Depuis 2011, Sanofi investit dans les soins de santé primaire en milieu rural dans plus de 1 600 comtés et multiplie les initiatives locales de solutions de traitement numériques. À Meishan, dans la province du Sichuan, Sanofi élabore par exemple depuis le terrain une intervention de lutte contre le diabète, en collaboration avec des acteurs locaux, privés comme publics, et la China Diabetes Innovation Alliance.
Lancé en 2018, le « modèle Meishan » a vocation à constituer dans les cinq ans à venir un modèle complet de gestion des maladies tirant pleinement parti de l’intelligence artificielle et du big data, dans l’optique de promouvoir un système intégral de dépistage, de diagnostic, de traitement et de suivi des patients.

« En Chine, Sanofi collabore avec toutes les parties concernées, y compris le gouvernement, les hôpitaux, les principales assurances commerciales, les entreprises de technologie et de l’internet, les startups et le milieu universitaire, pour créer conjointement des solutions fondées sur les technologies numériques. Nous cherchons au bout du compte à tirer profit des innovations numériques pour améliorer encore davantage les pronostics des patients en les conjuguant aux médicaments, maximiser les bienfaits des produits et services médicaux, améliorer la gestion des maladies et aider le pays à atteindre les objectifs fixés par le plan Healthy China 2030 », ajoute Pius Hornstein.

Sanofi a commencé à collaborer avec les plus grands de l’internet, comme Ali Health, une filiale d’Ali Baba. En novembre 2019, Sanofi a également annoncé le lancement d’une collaboration avec Tencent, propriétaire de la populaire application WeChat, dans le domaine des maladies rares, immunologiques, neurologiques et chroniques, ainsi qu’un accord avec Ping An International Smart City Technology pour transformer la prise en charge du diabète par les patients et interagir avec leurs médecins et leur personnel soignant. 

Sanofi a également signé une collaboration stratégique avec la municipalité de Shenzhen pour faciliter l’accès à des vaccins novateurs via des technologies et applications numériques de la santé destinées à mieux protéger la vie des Chinois. Avec ses partenaires, Sanofi s’emploie à mettre l’innovation numérique au service de la santé des Chinois.

En plus d’avoir engendré ces géants, la Chine est également le terreau de startups aussi diverses que dynamiques à l’origine d’audacieuses idées. L’an dernier, Sanofi a par exemple ouvert à Shanghai un pôle d’innovation destiné à bâtir un écosystème d’innovation numérique avec des startups locales comme Gyenno. Sanofi et les entreprises de technologie ont conjointement conçu une cuillère high-tech capable d’atténuer les vibrations produites par le tremblement des malades de Parkinson, leur permettant ainsi de s’alimenter de façon digne et autonome, mais aussi de suivre leurs médicaments et leurs symptômes, et même d’entrer en contact direct avec leurs médecins. Les données simultanément récoltées sur l’utilisation de cette cuillère intelligente aident à leur tour le médecin à mieux comprendre la progression de la maladie et l’efficacité des médicaments prescrits. Cette innovation ouvre de nouveaux horizons à la recherche sur la maladie de Parkinson fondée sur des données de vie réelle, alors que plusieurs hôpitaux ont officiellement lancé en septembre dernier des essais cliniques multicentres visant le recrutement de 100 patients. 

Début novembre, Sanofi a signé un accord stratégique avec Atman, une entreprise pionnière dans le domaine de l’intelligence du langage médical. Les deux parties vont unir leurs efforts pour créer une plateforme bilingue recueillant des informations médicales en anglais et en chinois, fondée sur l’intelligence artificielle et la technologie du traitement du langage naturel. 

« Pour exploiter au maximum le vent nouveau qui souffle sur le secteur chinois de la santé, il nous faudra attirer et retenir des jeunes talents, soit en les accueillant au sein de Sanofi Chine, où la moitié de nos collaborateurs ont moins de trente ans, soit en injectant la mentalité des startups dans notre modèle analogique. La transformation est en marche et ne fait que s’accélérer », explique Pius Hornstein.

 

Infographie Chine

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