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Sanofi se mobilise pour développer un vaccin contre le COVID-19

John Shiver, Ph.D., Senior Vice-Président, R&D Vaccins Monde de Sanofi, évoque la mécanique du développement d’un vaccin en réponse à la pandémie et explique pourquoi il pense qu’un vaccin pourra être développé à temps pour arrêter la propagation du COVID-19.

La propagation rapide du virus dans le monde a poussé les États et le secteur pharmaceutique à faire front commun pour tenter de stopper la pandémie. J’ai assisté à l’une de ces collaborations à la Maison Blanche avec le Président Trump ; le développement d’un vaccin contre le virus était au cœur des discussions et j’ai trouvé réconfortant l’esprit de solidarité et de collaboration qui animait les chefs d’entreprise et responsables gouvernementaux présents. 

Voilà plus de 29 ans que je me consacre à la recherche et au développement de vaccins et contribue à la prévention de la propagation de diverses maladies. J’ai été aux premières lignes de la lutte contre le papillomavirus humain, le rotavirus et les virus responsables du zona et de la grippe. Dans le contexte de l’émergence du COVID-19, la communauté mondiale en charge de la santé publique fait ce qui est nécessaire : mobiliser les ressources, coordonner les réponses, diffuser des recommandations pour arrêter la transmission de la maladie et traiter les personnes infectées. Ceux d’entre nous qui travaillent dans le domaine des vaccins y contribuent également. 

La lutte contre une pandémie émergente est une entreprise considérable qui nécessite la mobilisation de l’ensemble de l’« écosystème » pharmaceutique avec une rapidité et à une échelle tout à fait hors du commun. 

Le développement et la fabrication de vaccins sont des processus complexes. Normalement, il faut beaucoup de temps pour produire, tester, conditionner et distribuer des vaccins de haute qualité, sûrs et efficaces, qui protègent la santé publique. Tandis que les entreprises pharmaceutiques étudient de nouvelles méthodes pour combattre le COVID-19, un succès rapide et généralisé sera certes difficile mais tout à fait réalisable si la communauté scientifique, les fabricants et les organismes de réglementation, mobilisés par l’urgence de la situation, font front commun pour atteindre ce même objectif. 

Trois raisons permettent de penser que cet objectif est réalisable

Premièrement, le développement d’un vaccin contre le virus a déjà débuté et l’ensemble du secteur met en commun ses compétences et technologies pour trouver une solution dans les meilleurs délais. Qu’il s’agisse des entreprises de biotechnologie, des laboratoires publics ou de grandes entreprises pharmaceutiques comme Sanofi, dont je fais partie. Des centaines d’experts du monde entier consacrent à l’heure actuelle des heures et des heures à l’analyse et à la neutralisation du virus. Et ils font des progrès. 

Deuxièmement, les procédés de développement et de fabrication sont plus rationalisés grâce aux progrès récents de l’ADN recombinant, une technologie que mon entreprise et d’autres utilisent pour produire des vaccins. Les vaccins sont très difficiles à fabriquer mais avec ces nouvelles technologies, il est aujourd’hui possible d’accélérer la cadence. 

Ainsi, avec la technologie de l’ADN recombinant, l’information génétique du virus est introduite directement dans des cellules d’insectes, puis récoltée et purifiée. Cette technologie permet de produire une réplique génétique exacte des protéines qui se trouvent à la surface du virus. Elle pourrait permettre la mise à disposition de vaccins contre le COVID-19 beaucoup plus rapidement que cela ne serait le cas avec les méthodes de production traditionnelles de vaccins. Il s’agit de la même technologie que nous utilisons actuellement pour l’un de nos vaccins homologués contre la grippe. 

Le mois dernier, Sanofi et d’autres grands fabricants de vaccins ont noué un partenariat avec la Biomedical Advanced Research and Development Authority (BARDA, Autorité pour la Recherche-Développement avancée dans le domaine biomédical), qui dépend du gouvernement américain, afin de sélectionner la séquence de la souche COVID-19 qui sera utilisée pour développer un vaccin-candidat faisant appel à cette technologie de l’ADN recombinant. Ce partenariat public-privé constitue un investissement essentiel en recherche fondamentale ; il est de plus adossé à un processus de prise de décisions réglementaires qui permettra d’accélérer le développement d’un vaccin. Il s’agit d’un programme hautement prioritaire pour nous et des équipes dédiées ont été mises en place pour se consacrer exclusivement à ce projet. Nous sommes également prêts à collaborer avec d’autres entreprises si cela est nécessaire. 

En plus d’utiliser des technologies innovantes, nous tablons également sur les travaux que nous et d’autres entreprises ont menés sur le virus responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Le virus COVID-19 appartient à la même famille de coronavirus que celui du SRAS. En tirant parti des travaux antérieurs menés sur le SRAS et de notre plateforme de développement de vaccins recombinants, nous devrions pouvoir accélérer le développement d’un vaccin contre le COVID-19 et produire rapidement de grandes quantités d’antigènes du virus responsable. 

Troisièmement, si nous parvenons à développer un vaccin sûr et efficace, il faut savoir que le secteur pharmaceutique mondial possède les capacités pour le produire et le distribuer. À elle seule, mon entreprise dispose des capacités et infrastructures nécessaires pour fabriquer jusqu’à 600 millions de doses dans deux installations opérationnelles basées dans l’État de New York et en Pennsylvanie, sans pour autant compromettre la production de vaccins contre d’autres maladies, comme la grippe. D’autres entreprises possèdent les mêmes capacités. Un vaccin ne pourra être efficace que si nous sommes en mesure de le fabriquer et de le distribuer en quantités suffisantes. 

Cela dit, le développement de médicaments exige toujours un équilibre entre le désir d’aller vite en réponse à un besoin immédiat et l’impératif de sécurité, sachant que les vaccins sont administrés à des personne en bonne santé. 

Une chose est certaine : l’investissement dans la recherche scientifique et la mise en place de partenariats public-privé solides seront essentiels -- et pas uniquement pour lutter contre le virus COVID-19, car ce ne sera pas le dernier virus auquel nous serons exposés. Les progrès accomplis dans le domaine de la technologie, des procédés et des partenariats et la mobilisation dont nous faisons preuve aujourd’hui nous aideront à mieux répondre à de futures crises. 

Informations complémentaires et nouvelles

Sanofi participe à la lutte contre le COVID-19

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