Des chercheurs de Sanofi imaginent un monde sans diabète



Pour célébrer les 78èmes Séances scientifiques de l’American Diabetes Association, en juin, nous avons décidé de mettre en lumière les travaux que mènent nos chercheurs afin de mieux comprendre l’avenir du traitement du diabète. Les chercheurs de Sanofi prennent part à des programmes de recherche hautement innovants qui ont pour objectif de créer un monde sans diabète. Sanofi, qui est à l’origine de l’une des premières formulations d’insuline, est au premier plan de cette quête depuis plus d’un siècle.

ANISH KONKAR : Focus GI Endocrinologie et obésité

Les docteurs Anish Konkar et Christine Mössinger, Équipe GI Endocrinologie et Obésité
« Dans cinq à dix ans, j’espère que ces recherches auront abouti et que je serai désœuvré ! »
Les docteurs Anish Konkar et Christine Mössinger, Équipe GI Endocrinologie et Obésité

L’obésité se caractérise par l’accumulation de masse grasse dans l’abdomen, le foie et les muscles. Elle rend également l’organisme moins sensible à l’insuline – ce qui est l’une des caractéristiques du diabète de type 2. Rien de surprenant par conséquent à ce que l’un des plus grands enjeux du traitement des patients atteints du diabète de type 2 soit d’inverser l’obésité.

Traditionnellement, le traitement du diabète de type 2 consiste à gérer la maladie les médecins prescrivent dans un premier temps des modifications des habitudes de vie et notamment du régime alimentaire, ainsi qu’un programme d’exercice physique. Malheureusement, ces efforts payent rarement et il faut prescrire aux patients une série de médicaments pour contrôler leur hyperglycémie. Mais il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement permettant de guérir du diabète de type 2.

Nous cherchons à modifier ce constat en nous attachant à comprendre le poids « naturel » (ou « set point » en anglais) et, potentiellement, à agir sur celui-ci. Selon la théorie du « set point », nous avons un poids cible inscrit dans notre cerveau qui régit entre autres nos apports caloriques journaliers et notre dépense énergétique. Lorsqu’une personne prend du poids, soit parce qu’elle mange trop, soit parce qu’elle réduit son activité physique, son « set point » augmente. Notre corps « défend » alors ce « set point » plus élevé, en ralentissant par exemple notre métabolisme en cas de régime.

Nos recherches semblent relever de la science-fiction, mais le fait est que nous cherchons à recâbler les circuits neuronaux du cerveau pour reprogrammer ce « set point » à son niveau antérieur pré obésité et pour augmenter le taux métabolique naturel de l’organisme. Ce faisant, le patient devrait perdre rapidement sa masse grasse excédentaire et, en théorie, devrait pouvoir guérir du diabète et de l’obésité.

Je suis entouré d’une équipe de chercheurs incroyablement brillants, passionnés et dévoués. C’est ce qui me motive à venir au travail tous les jours. Dans cinq à dix ans, j’espère que ces recherches auront abouti et que je serai désœuvré !

AIMO KANNT : Focus – Complications et comorbidité dans le diabète

Chercheurs de l’équipe Complications et comorbidités de Sanofi
« L’objectif de nos recherches est d’apporter un soutien à 360 degrés aux patients grâce à des solutions innovantes. »
Chercheurs de l’équipe Complications et comorbidités de Sanofi

Pour de nombreux patients, les complications tardives du diabète sont celles qui ont le plus d’impact sur leur qualité de vie et qui représentent les besoins médicaux non pourvus les plus importants. Ainsi, le diabète est l’une des principales causes de cécité et de détérioration de la fonction rénale, de même que l’une des premières causes d’amputation dans le monde. Bien qu’il existe plusieurs options pour contrôler la glycémie, les solutions pour remédier aux conséquences à long terme du diabète sont encore insuffisantes.

L’objectif de nos recherches est d’apporter un soutien à 360 degrés aux patients grâce à des solutions innovantes qui pourraient donner de meilleurs résultats que les traitements existants. L’un des aspects les plus innovants de mon travail consiste à développer des traitements contre la stéatose hépatique non alcoolique, qui peut être due à l’accumulation de graisses dans le foie causée par l’obésité et qui est souvent liée au diabète. Les causes de la stéatose hépatique non alcoolique sont multifactorielles et peuvent varier d’une personne à l’autre si bien que nous menons des recherches sur les traitements ciblant plusieurs mécanismes à la fois. Contrairement à de nombreux autres organes, le foie a une remarquable capacité de se régénérer. Même les patients qui présentent une fibrose hépatique peuvent complètement se rétablir si leur stéatose est traitée convenablement.

En tant que chercheur chez Sanofi, je cherche à créer des solutions pour les patients. Que ce soit la néphropathie progressive ou la stéatose hépatique non alcoolique, des équipes dédiées travaillent fort pour essayer de prévenir et de traiter ces complications potentiellement fatales.

KRISTER BOKVIST : Focus - Biologie des îlots

Les docteurs Loehn et Ivashchenko, Équipe Biologie des îlots
« Nous cherchons à faire avancer les recherches dans ce domaine et à les transformer en applications cliniques pour les patients. »
Les docteurs Loehn et Ivashchenko, Équipe Biologie des îlotsm

L’insuline est essentielle pour contrôler les concentrations de glucose dans le sang ; sans elle nous ne pouvons survivre. Des millions de personnes dans le monde s’injectent de l’insuline tous les jours parce que certains groupes de cellules endocrines de leur pancréas, connues sous le nom d’îlot de Langerhans, ne sont plus en mesure de produire suffisamment d’insuline pour contrôler la glycémie sanguine.

L’équipe de Sanofi spécialisée dans la biologie des îlots étudie la manière dont les îlots régulent la glycémie sanguine afin de découvrir pourquoi le système immunitaire décide de les détruire, dans le cas de diabète de type 1, et pourquoi il cesse de produire suffisamment d’insuline, dans le cas du diabète de type 2. Une meilleure connaissance du fonctionnement des îlots est essentielle pour améliorer leur mécanisme d’action et, partant, développer des traitements efficaces contre le diabète.

Bien qu’elle soit encore expérimentale, la thérapie de remplacement des cellules bêta pourrait changer radicalement la prise en charge du diabète de type 1. Dans le cadre du programme de recherche que nous menons en collaboration avec notre partenaire Evotec, nous cherchons à utiliser des cellules souches pluripotentes induites (cellules qui peuvent être modifiées pour pouvoir exécuter plusieurs fonctions différentes) afin de générer des cellules bêta qui produisent de l’insuline. Notre objectif est d’implanter ces cellules bêta dans l’organisme des patients atteints de diabète de type 1 afin de restaurer le contrôle autonome de la glycémie sanguine et, partant, potentiellement guérir la maladie.

J’ai rejoint Sanofi parce que la recherche sur les îlots me passionne depuis 30 ans. Avec une équipe très engagée, nous cherchons à faire avancer les recherches dans ce domaine et à les transformer en applications cliniques pour les patients.

NORBERT TENNAGELS: Focus - Biologie de l’insuline

Docteur Norbert Tennagels, Équipe Biologie de l’insuline
« Il s’agit d’un domaine où l’innovation a toute sa place et, avec nos partenaires, nous avons bien l’intention de jouer un rôle de premier plan. »
Docteur Norbert Tennagels, Équipe Biologie de l’insuline

Je mène des recherches sur la biologie de l’insuline chez Sanofi depuis 20 ans. L’insulinothérapie est la pierre angulaire traditionnelle du traitement du diabète et nos recherches dans ce domaine sont loin d’être terminées. Nous continuons d’approfondir notre connaissance de la biologie de l’insuline afin de développer de nouvelles formulations d’insuline, comme des insulines capables de détecter le glucose ou des insulino-sensibilisateurs. Notre objectif est de prévenir et de réduire la progression du diabète de type 2 et ses complications pour, en dernier ressort, améliorer la qualité de vie des patients.

L’identification des facteurs précis de résistance à l’insuline est un enjeu de taille et il existe potentiellement de nombreux mécanismes (voire peut-être des mécanismes encore inconnus) qui réduisent la sensibilité à l’insuline. Nous collaborons avec des entreprises de biotechnologie et des laboratoires universitaires pour essayer de relever ces défis.

Personnellement, je trouve que travailler avec les meilleurs chercheurs est l’un des aspects les plus gratifiants de mon travail chez Sanofi. Nous collaborons avec la Juvenile Diabetes Research Foundation (JDRF), l’Institut Max Planck et de nombreux autres organismes pour faire avancer nos recherches. Ces partenariats sont mutuellement bénéfiques Sanofi possède le savoir-faire en matière de recherche et développement de médicaments, tandis que nos partenaires disposent de connaissances très pointue sur la biologie de la maladie.

Développer les meilleurs traitements pour les personnes atteintes de diabète est pour moi une source de motivation capitale. Même après plusieurs années de recherche, mon équipe et moi-même n’avons rien perdu de notre enthousiasme face aux promesses de l’innovation scientifique et de son rôle dans la découverte de nouvelles solutions thérapeutiques. Il s’agit d’un domaine où l’innovation a toute sa place et, avec nos partenaires, nous avons bien l’intention de jouer un rôle de premier plan.