Des étudiants se mobilisent
contre la méningite

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En 24 heures, la vie de Lily a basculé. « Je suis tombée malade la veille de Noël. La grippe… Enfin je pensais que c’était la grippe ou une infection virale », se souvient Lily, 23 ans, au bord des larmes. Le jour de Noël, son état s’est aggravé et elle s’est réveillée avec une forte fièvre. « Le soir de Noël j’ai été prise de vomissements. Je ne pouvais rien garder. » À minuit, son corps s’est brutalement couvert de taches rouges et sa mère a appelé un médecin. Lily a été immédiatement hospitalisée. Quelques heures plus tard, elle était sous dialyse. Elle présentait une méningite à méningocoques, une infection qui frappe vite et fort et peut tuer en moins de 24 heures en l’absence d’un diagnostic immédiat et d’un traitement approprié.

LE TEMOIGNAGE DE LILY

Pour Sumeyra, 20 ans, le souvenir de la fulgurance de la maladie reste tout aussi pénible à évoquer.« J’avais des courbatures, des raideurs et des douleurs abdominales et je vomissais », explique-t-elle. Lorsque son père a vu que son corps se couvrait de taches rouges, il l’a conduite à l’hôpital où elle a été immédiatement mise sous antibiotiques sans même attendre les résultats des analyses. Sumeyra a aussi été plongée dans un coma artificiel car tous ses organes étaient atteints. Moins de 24 heures s’étaient écoulées depuis l’apparition des premiers symptômes.

SUMEYRA NOUS RACONTE SON HISTOIRE

Rien ne sera plus jamais comme avant pour ces deux jeunes femmes. Lily attend une greffe de rein et Sumeyra présente une insuffisance rénale chronique. Mais elles sont en vie.

Aujourd’hui, après des mois de convalescence, elles essaient de reconstruire leur vie. Elles veulent surtout témoigner. Parler pour que les jeunes de leur âge n’aient pas à endurer les mêmes souffrances ni à subir des effets secondaires dévastateurs aux conséquences très lourdes sur leur vie quotidienne.

Taux de mortalité : 10 à 15 %, malgré une prise en charge appropriée.

Jusqu’à 10 à 20 % des survivants peuvent présenter des problèmes de santé permanents : amputations, arriération mentale, paralysie, surdité.

Témoigner pour éviter le pire

Lily et Sumeyra font partie des 383 cas de méningite à méningocoques qui ont été déclarés en Australie en 2017 et dont le nombre n’a cessé d’augmenter depuis 2013 avec la prévalence d’un sérogroupe particulièrement virulent, le sérogroupe W. En octobre 2016, la recrudescence des cas de méningite a été signalée au ministère de la Santé et en janvier 2017, l’État d’Australie occidentale annonçait le lancement de son premier programme de vaccination en réponse à cette flambée épidémique. D’autres États lui ont rapidement emboîté le pas.

Les adolescents sont des vecteurs importants de la maladie et jouent un rôle central dans sa transmission, avec un point culminant à 19 ans1. Ils font partie des populations à risque élevé. Pour lutter contre le risque d’épidémie, les programmes de vaccination ciblent les enfants et les adolescents de 15 à 19 ans. Mais qu’en est-il des 19-24 ans »?

Dans le cadre d’une collaboration entre Sanofi Pasteur et l’Université technologique de Sydney (University of Technology Sydney), des étudiants se sont vus confier la tâche de réfléchir à un problème de santé publique concret, la méningite à méningocoques, et de développer des projets pour sensibiliser leurs pairs à cette maladie. Conscient que la prévention commence par la diffusion d’informations, le groupe lauréat a proposé l’organisation d’une exposition d’art interactive.

Soutenus par les équipes de Sanofi Pasteur, les étudiants ont manifesté un enthousiasme et un engagement croissants pour ce projet. « C’était très intéressant de voir comment ces jeunes gens se sont passionnés pour ce projet et sa mise en œuvre », indique Anna Trygg, Chef de produit chez Sanofi Pasteur. « Et de suivre leur progression, depuis la conception jusqu’à la mise en œuvre. »

Le succès de cette campagne de sensibilisation tient au fait qu’elle a été conçue par des étudiants pour des étudiants et non par des représentants des autorités de santé.

« Lorsqu’ils m’ont dit aux urgences que c’était peut-être une méningite, j’ai répliqué que ce n’était pas possible, que j’étais vaccinée. Mais de toute évidence, je n’avais pas reçu tous les vaccins, ce qui est très perturbant », explique Lily. « Il est donc possible que vous n’ayez pas été vacciné. Ça vaut la peine d’aller voir son médecin pour en parler et vérifier quelles sont les vaccinations que vous avez manquées. »

Lorsque des survivants témoignent, ils font passer d’importants messages : la prévention est le moyen le plus efficace d’éviter les infections à méningocoques qui, bien que rares, sont imprévisibles, évoluent rapidement et sont très graves.

Une communication faite par des étudiants pour des étudiants

Une collaboration fructueuse entre Sanofi Pasteur et l’UTS

Jeune femme et bébé rigolant

Qu’est-ce que la méningite »

Infirmière vaccinant une petite fille au Brésil

L’engagement de Sanofi Pasteur dans la prévention contre des méningites à méningocoques

Références

  1. Des données récentes montrent que le risque de méningite à méningocoques parmi les étudiants d’université est légèrement supérieur au risque qui pèse sur les adolescents et jeunes adultes non-inscrits à l’université.
    (https://www.cdc.gov/meningococcal/about/risk-community.html)