Sclérose en plaques : #Bringing us Closer (nous rapprocher)



Entretien avec Evis Havari, chercheuse dans la sclérose en plaques

Placée cette année sous le thème de la recherche et intitulée « #Bringing Us Closer » (nous rapprocher), la Journée mondiale de la sclérose en plaques est centrée sur le rôle que joue la recherche pour les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) et a pour objectif de mettre en relation les chercheurs spécialisés dans cette maladie et la communauté mondiale de la SEP. Nous nous sommes entretenus avec Evis Havari, Responsable du laboratoire de recherche en neuroimmunologie et immunomodulation de Sanofi, et l’avons interrogée sur les recherches que mène Sanofi pour développer de nouvelles options thérapeutiques pour les patients atteints de SEP, conformément à son engagement en la matière.

Qu'est-ce qui vous motive le plus dans votre travail ?

Le fait que la sclérose en plaques touche un très grand nombre de personnes. J’ai moi-même une cousine chez laquelle on vient de diagnostiquer cette maladie. Je trouve très gratifiant de travailler pour une entreprise centrée sur les besoins des patients et sur la recherche scientifique. Je travaille avec des chercheurs passionnés et engagés qui ne ménagent aucun effort pour faire une différence.

Le fait de travailler pour une grande cause est très motivant, tout comme celui de savoir que les recherches que nous menons ont le potentiel de faire une différence dans la vie des patients et de penser que, dans quelques années, ces patients pourront peut-être assister, debout, à la cérémonie de remise de diplômes de leurs petits-enfants ! Quoi de plus motivant en effet que de penser qu’un jour notre travail pourra faire une différence dans la vie de ceux et celles qui souhaitent rester actifs, productifs et participer pleinement à la société ?

Chaque jour, je me rends au travail en pensant à ma cousine et à tous ceux qui comptent sur nous pour combattre cette maladie. Et l’avenir est prometteur.

En quoi consiste plus précisément votre travail chez Sanofi ?

Je travaille pour Sanofi depuis 12 ans – j’ai rejoint Genzyme en 2006 avant son acquisition par Sanofi en 2011. J’ai exercé plusieurs fonctions, toujours dans le domaine de la recherche. Je suis actuellement responsable du laboratoire de recherche en neuroimmunologie et immunomodulation. Je dirige une équipe de sept chercheurs qui s’emploient à développer des traitements immunomodulateurs, c’est-à-dire des traitements qui modifient la réponse ou le fonctionnement du système immunitaire, pour les personnes vivant avec une SEP.

À quels projets vous consacrez-vous en ce moment ?

Parmi nos projets les plus avancés figurent deux nouveaux traitements de fond potentiels contre la SEP. L’un est un traitement par voie orale, apte à franchir la barrière hémato-encéphalique pour accéder directement au cerveau et à la moelle épinière et agir sur la signalisation des cellules immunitaires et cérébrales, qui pourrait contribuer au traitement de la SEP et éventuellement à celui d’autres maladies du système nerveux central.

L’autre est un anticorps expérimental, également pour le traitement de la SEP. Les anticorps sont des protéines fabriquées par le système immunitaire qui se lient à des marqueurs spécifiques sur les cellules ou les tissus. Cet anticorps a pour fonction de bloquer les interactions entre deux protéines spécifiques mises en cause dans les mécanismes à l’origine de la SEP.


Deux femmes scientifiques faisant une expérience dans un laboratoire
Je dirige également une équipe de projet qui s’emploie à mieux comprendre le mécanisme d’action de l’un de nos médicaments commercialisés dans le traitement de la SEP, afin de développer des médicaments avec un profil bénéfice-risque plus favorable.

Qu’est-ce qui vous parait le plus intéressant aujourd’hui dans la recherche sur la SEP ?

Notre connaissance de la maladie est beaucoup plus poussée qu’il y a dix ans et nous approfondissons chaque jour ces connaissances en analysant les succès et les échecs des traitements existants. Nous avons la chance aujourd’hui de pouvoir comprendre les changements moléculaires induits par les traitements et de faire le lien entre ces changements, les données observationnelles et les profils génétiques des patients. Nous vivons une époque formidable pour la recherche qui ouvre la voie à des médicaments personnalisés contre la SEP.

Infographie sur la sclérose en plaques