
Bienvenue dans le nouveau numéro de notre série « Pleins feux sur nos Partenaires », où nous passons en revue la manière dont Sanofi coopère avec des entreprises innovantes pour transformer l'avenir de la médecine. Aujourd’hui, Zandra Klippel, Responsable du développement en oncologie à la tête de l’Aire thérapeutique chez Sanofi, s’entretient avec Peter Luo, Ph.D., Président et PDG de la R.-D. chez Adagene, une société de biotechnologie au stade clinique qui développe des immunothérapies de lutte contre le cancer à base d'anticorps et s’intéresse plus spécifiquement au ciblage de précision. Ensemble, ils passent en revue l'évolution de l'immunothérapie anticancéreuse, le potentiel des technologies à base d’anticorps dits « conditionnels » et la façon dont les partenariats stratégiques peuvent favoriser l'innovation en oncologie.
Tandis que l'immunothérapie anticancéreuse continue d'évoluer, les chercheurs visent de plus en plus à trouver des moyens plus précis de mobiliser le système immunitaire contre le cancer, tout en limitant les effets indésirables sur les tissus sains. Les technologies à base d’anticorps conditionnels constituent l’une des solutions possibles à ce dilemme puisqu’elles n’endommagent pas les tissus sains et s’activent dans le microenvironnement tumoral, où elles peuvent cibler les cellules cancéreuses.
Dans ce contexte, les docteurs Klippel et Luo échangent sur la manière dont une précision accrue, une compréhension plus fine du microenvironnement tumoral et des approches de recherche plus collaboratives pourraient faire avancer l'immunothérapie anticancéreuse.
De par leur collaboration, Sanofi et Adagene apportent chacune à la recherche contre le cancer des atouts complémentaires en matière scientifique et de développement, l'objectif étant de traduire des résultats scientifiques prometteurs en traitements susceptibles de venir en aide aux patients du monde entier.

Vers des immunothérapies plus précises
« Les premières immunothérapies ont démontré à quel point il était efficace d’activer le système immunitaire dans son intégralité contre le cancer », explique le Dr Klippel. Mais la situation a changé, les chercheurs portant désormais leur attention sur la nécessité d’une plus grande précision. « On met de plus en plus l'accent sur la nécessité d’associer le bon patient à la bonne cible et au bon mécanisme. »
Plutôt que d'activer le système immunitaire dans sa globalité, les scientifiques s'efforcent aujourd’hui de mieux comprendre les voies biologiques impliquées dans le cancer et la façon dont les immunothérapies peuvent agir de manière plus ciblée. Les technologies à base d'anticorps conditionnels constituent l'une de ces approches.
« Les anticorps conditionnels sont conçus pour s'activer uniquement là où siège la maladie, et non dans l’ensemble de la zone de diffusion du médicament », explique le Dr Luo.
Certaines cibles sont plus difficiles à atteindre dans la mesure où elles sont également présentes sur les tissus sains, d’où un risque d'effets indésirables. En subordonnant davantage l'activité d'un anticorps donné aux conditions propres à son microenvironnement tumoral, les techniques dites conditionnelles visent à combattre sélectivement les cellules cancéreuses anormales tout en épargnant les tissus sains.
Comprendre le microenvironnement tumoral
Un autre axe de recherche important concerne le microenvironnement tumoral, soit l’ensemble complexe des éléments qui entourent la tumeur. « Le microenvironnement tumoral joue un rôle déterminant dans la façon dont les cancers se développent et répondent au traitement », souligne le Dr Klippel.
Les chercheurs s’intéressent de plus en plus à la manière dont on pourrait agir sur cet environnement pour accroître l’efficacité des traitements. Il leur faut pour cela voir au-delà de la tumeur et déchiffrer les conditions biologiques environnantes susceptibles de favoriser ou, au contraire d’inhiber une réponse immunitaire.
Associée aux progrès du ciblage de précision, une compréhension approfondie de la biologie tumorale pourrait favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d'immunothérapies anticancéreuses.
La force des expertises complémentaires
Les deux responsables soulignent ensuite que faire progresser une science toujours plus complexe exige une collaboration stratégique, qui s'appuie sur des capacités et des points de vue différents.
Pour le Dr Luo, les partenariats les plus solides débutent par des expertises complémentaires.
« Les entreprises de biotechnologie apportent une science de rupture et des technologies émergentes, explique le Dr Luo, tandis que les grands groupes pharmaceutiques amènent les moyens nécessaires pour procéder à un développement clinique à grande échelle. »
De même, le Dr Klippel indique qu’il est toujours favorable de réunir des entités aux points de vue divers pour aborder les défis scientifiques complexes sous des angles différents.
À mesure que la science a évolué, les modèles utilisés pour soutenir ces collaborations ont, eux aussi, changé. Le Dr Klippel note que les structures de partenariat sont devenues plus souples et plus adaptables, l’objectif étant de favoriser une recherche scientifique prometteuse tout en favorisant l’intérêt mutuel dans la durée.
Le fait d’associer ainsi des forces complémentaires débouche sur un modèle puissant capable de traduire l'innovation scientifique en traitements qui pourront un jour venir en aide aux patients du monde entier.
Je suis convaincu que les meilleurs partenariats reposent toujours sur des forces complémentaires.

Peter Luo
Les avancées les plus significatives se produisent souvent lorsque des organisations aux forces différentes s'unissent et abordent ces défis scientifiques complexes sous des angles différents

Zandra Klippel
Et demain ?
Alors que la recherche en oncologie continue d'évoluer, de nouvelles voies s'ouvrent pour l'immunothérapie anticancéreuse, le but étant d’espérer faire de ces nouvelles connaissances des outils capables de répondre à la complexité du cancer tout en continuant de répondre aux besoins des patients.
Entre Sanofi et Adagene, la collaboration d’ores et déjà engagée et un engagement commun en faveur de l'innovation constituent une réelle opportunité de s'appuyer sur ces avancées pour faire progresser encore davantage les immunothérapies ciblées sur les tumeurs. Associer une science de rupture à une expertise approfondie du développement sera essentiel pour transformer des approches prometteuses en traitements potentiellement transformateurs pour les patients.
Si vous avez manqué notre précédent numéro de « Pleins feux sur nos Partenaires » consacré à la nouvelle génération de traitements des maladies à médiation immunitaire, cliquez ici. Dans notre prochain numéro de « Pleins feux sur nos Partenaires », nous verrons comment la collaboration contribue à faire progresser la nouvelle génération de médicaments génétiques.