<i>The Upshot Series #11</i><br>Virus Respiratoire Syncytial : <br>Tous les nourrissons sont exposés

Sensibiliser les familles peut aider à les protéger

Alors que la deuxième saison hivernale en période de pandémie se poursuit, les scientifiques étudient l’incidence des mesures prises pour endiguer la propagation de la COVID-19 sur les autres virus qui circulent chaque année. Ils se montrent particulièrement inquiets concernant le virus respiratoire syncytial (VRS).

Le VRS est une infection respiratoire virale courante, souvent confondue avec un simple rhume, mais contrairement à celui-ci, elle peut progresser rapidement, se transformer en infection pulmonaire aiguë et entraîner d’autres complications comme une pneumonie ou une bronchiolite.

« Le VRS n’est pas à prendre à la légère, car il touche particulièrement les tout-petits. La période entre la naissance et l’âge d’un an est vraiment critique, car c’est celle où les enfants sont les plus vulnérables », explique Clarisse Demont, Responsable de la Génération de données Médicales pour le programme RSV, Sanofi.1

« Les parents n’ont souvent jamais entendu parler du VRS, alors même qu’il est l’une des principales causes d’hospitalisation chez les nourrissons de moins de 12 mois. »

Clarisse Demont
Responsable de la Génération de données Médicales pour le programme RSV, Sanofi

La plupart des nourrissons hospitalisés à cause du VRS sont en bonne santé2 ; il n’existe actuellement qu’un traitement symptomatique pour aider les parents et leurs enfants à traverser la maladie. Il existe également une solution préventive, mais son recours est limité aux bébés nés prématurément et atteints d’une pneumopathie chronique ou d’une cardiopathie congénitale. 

L’histoire de Sanne

Mère d’un enfant qui a contracté le VRS et a été hospitalisé

Étant donné les possibles conséquences de cette maladie chez les nourrissons, Sanofi s’est associé à AstraZeneca pour développer une nouvelle solution préventive en dernière phase d’essais cliniques. En tant que société dotée d’une grande expertise dans les vaccins pédiatriques, nous souhaitons protéger tous les nourrissons contre les maladies infantiles telles que le VRS.

L'impact du COVID

Cette année, l’épidémiologie inhabituelle du VRS nécessite une attention particulière. Tandis que les cas de COVID-19 se multipliaient au cours de la première année de la pandémie, les épidémiologistes comme Clarisse Demont ont constaté une forte baisse de la circulation du VRS et d’autres virus respiratoires endémiques, probablement en raison du port du masque et de la distanciation sociale. Aujourd’hui, la vaccination contre la COVID-19 a progressé et la plupart des autorités de santé publique assouplissent les mesures de distanciation sociale. Ainsi, la transmission des infections est repartie à la hausse et les scientifiques ont observé une augmentation des cas de VRS et des hospitalisations afférentes.

« Un bien plus grand nombre de nourrissons ont été en contact avec le VRS pour la première fois cette année. Il est probable que les restrictions liées à la pandémie aient empêché l’exposition des nourrissons au VRS ces deux dernières années », ajoute Clarisse Demont.

« Le VRS est généralement un virus saisonnier, qui amène les familles chez le médecin et à l’hôpital en hiver. Toutefois, nous avons constaté un nombre inhabituel d’infections et d’hospitalisations liées au VRS ce printemps et cet été, à la fois dans l’hémisphère nord et dans l’hémisphère sud. »3,4

Dans l’hémisphère sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont observé une hausse inhabituelle des cas entre décembre 2020 et mars 2021, une menace de santé publique qui s’est poursuivie jusqu’en hiver dans certaines régions.3,5 De même, dans une grande partie de l’hémisphère nord, les autorités de santé publique ont constaté un nombre inhabituel de cas de VRS au printemps et en été. C’est pour cette raison que des autorités de santé publique comme les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies et l’agence britannique Public Health England ont appelé les parents à voir au-delà de la COVID-19 si leurs enfants tombent malades.6,7

En définitive, que la saison du VRS soit « normale » ou non, l’essentiel reste de continuer à sensibiliser les familles avec des enfants en bas âge à cette infection.

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