Les vaccins, notre meilleure arme contre les maladies infectieuses comme la COVID-19

Les vaccins, notre meilleure arme contre les maladies infectieuses comme la COVID-19

 

L’impact de la COVID-19 a suscité un effort mondial pour découvrir, développer et distribuer de nouveaux vaccins afin d’aider à endiguer l’épidémie. En juin 2020, des centaines de candidats vaccins étaient en cours de développement pour lutter contre les dommages causés par ce nouveau virus. 

« La plupart des personnes qui considéraient l’effet préventif des vaccins comme acquis cherchent désormais à mieux comprendre leur capacité à protéger la santé publique contre des maladies infectieuses comme la grippe, la méningite, la polio et bien d’autres », déclare Thomas Triomphe, nouveau Vice-président exécutif et Responsable Vaccins de Sanofi.

Il n’a jamais été aussi essentiel pour chacun d’entre nous de comprendre ce que sont les vaccins et comment ils fonctionnent.

Thomas Triomphe, nouveau Vice-président exécutif et Responsable Vaccins de Sanofi

Au cœur des vaccins

Les vaccins entraînent le système immunitaire à détecter et éliminer les germes qui attaquent le corps humain.  

Les solutions vaccinales contiennent divers éléments ciblant l’agent pathogène, c’est-à-dire un micro organisme ou germe susceptible de provoquer une maladie. Ces éléments comprennent des germes entiers atténués (affaiblis) ou inactivés (tués), ou des germes partiels, tels que des protéines de surface qui ont été isolées et reproduites. Des technologies innovantes utilisant uniquement le codage génétique du germe partiel sont également en cours de développement. 

Infographie sur la fabrication des antigènes vaccinaux

« À ce jour, Sanofi recourt à deux technologies dans sa recherche d’un vaccin contre laCOVID-19 : la première est la recombinaison de protéine qui utilise, notamment, des parties de la protéine appelée « S » ou « Spike » sur la surface du virus. La seconde utilise l’ARNm, qui contient le codage génétique de la protéine « S ». Dans les deux cas, le but est d’entraîner le corps à détecter plus rapidement le virus et à le combattre car il aura déjà « rencontré » et éliminé la protéine « S » grâce aux vaccins », explique M. Triomphe. 

Les vaccins en action 

Les vaccins poussent le système immunitaire à réagir comme si un agent pathogène était présent, mais sans provoquer la maladie. 

Cela fait près de 150 ans que les vaccins confèrent une protection efficace, parfois en une seule injection, grâce à des virus entiers, vivants et atténués, comme le vaccin contre la fièvre jaune qui offre une protection de 99 % contre cette infection mortelle. Ce type de vaccin à pathogènes entiers a également permis d’éradiquer la variole, une maladie autrefois dévastatrice. Toutefois, les virus vivants atténués entraînent généralement plus d’effets secondaires que les vaccins fabriqués à l’aide des nouvelles technologies, même si ces réactions sont pour la plupart bénignes (céphalées ou légère fièvre). 

Les vaccins issus des nouvelles technologies confèrent une protection efficace, tout en étant mieux tolérés. Citons par exemple le vaccin antipoliomyélitique inactivé, qui offre une protection de près de 100 % après plusieurs injections. Cette méthode a contribué à réduire la présence de la polio à seulement quelques pays dans le monde, évitant ainsi à d’innombrables enfants de contracter cette terrible maladie. 

Cependant, les autres maladies contre lesquelles les scientifiques tentent de développer des vaccins représentent un défi, car elles sont induites par des virus plus complexes et difficiles à neutraliser.

L’un deux est le VIH, responsable du SIDA. Le VIH mute radicalement et rapidement, y compris à l’intérieur du corps, ce qui empêche les scientifiques d’en cibler une partie pour développer un vaccin. Lorsque le système immunitaire détecte le VIH, celui-ci s’est déjà transformé et semble à nouveau « étranger » ; il peut ainsi continuer à attaquer les cellules à une vitesse alarmante et rend le corps vulnérable à l’infection et à ses conséquences mortelles.  

Bien qu’elles mutent moins rapidement que le VIH, certaines souches grippales nécessitent tout de même une vaccination annuelle, souvent avec de nouvelles formulations ciblant les types spécifiques de virus en circulation chaque année.  

« Heureusement, pour l’instant, les scientifiques ont constaté que le SARS-Cov-2 à l’origine de la COVID-19 ne mutait pas fréquemment. C’est l’une des raisons pour lesquelles les scientifiques sont relativement optimistes quant à la capacité à développer un vaccin » déclare M. Triomphe. 

Thomas Triomphe

Les scientifiques restent relativement optimistes sur la capacité à développer un vaccin contre le SARS Cov 2.

Thomas Triomphe

Protection des populations

Une fois que les pouvoirs publics ont autorisé l’utilisation d’un nouveau vaccin, il est généralement important de vacciner le maximum de personnes à risque ainsi que les personnes pouvant encore transmettre la maladie. 

« La vaccination à grande échelle peut contribuer à accroître le degré d’immunité d’une population tout entière. Autrement dit, lorsqu’une vaste majorité de la population a récemment contracté l’infection ou a été vaccinée, l’agent pathogène ne trouve plus assez d’organismes à infecter pour survivre, se reproduire et se transmettre. Au bout d’un moment, le virus meurt en étant éliminé par une personne avant d’en avoir infectée une autre », explique M. Triomphe. C’est ainsi que les épidémies, voire les pandémies, peuvent ralentir plus rapidement ou, dans certains cas, être éradiquées. 

Est-ce là le destin du SARS-Cov-2 ? Bien que les milliers de chercheurs travaillant sur un vaccin l’espèrent fortement, il est trop tôt pour le dire. « La seule certitude en cette période particulière, c’est que la protection efficace conférée par les vaccins est sans aucun doute notre meilleure arme pour combattre la COVID-19 », conclut M. Triomphe. 

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