Plusieurs personnes témoignant à propos du diagnostic de leur maladie

La valeur du diagnostic

Daw Tint, Myanmar

« Avant mon diagnostic, je ne pouvais pas dormir et je n’avais pas d’appétit. J’étais irritable. Je devenais agressive et je n’étais jamais satisfaite ».

Chaque semaine, des réunions d’information sont organisées dans le quartier de Hlaing Thar Yar, à une dizaine de kilomètres du centre de Yangon. Menées par des agents de santé communautaires comme Madame Bu Taw, ces réunions sont destinées à sensibiliser la population aux troubles mentaux et à identifier de potentiels patients. 

C’est une activité clef dans le projet d’accès aux soins en santé mental, lancé en 2017, par l’Association Médicale du Myanmar, en partenariat avec la Société de la Santé Mentale du Myanmar, l’Association Mondiale de Psychiatrie Sociale de l’Université numérique francophone mondiale et Sanofi. 

« La santé mentale est toujours un problème au Myanmar. Nous sommes un pays de 52 millions d’habitants et nous manquons de psychiatres formés afin d’assurer le diagnostic. Il nous faut donc éduquer le public et impliquer les médecins généralistes. C’est exactement ce que propose le projet », explique le Professeur Rai Mra, Président de l’Association Médicale du Myanmar.

Ce projet repose sur trois axes : la formation des agents communautaires et des médecins ; la sensibilisation des populations ainsi que la mise à disposition d’outils d’aide au dépistage et à la prise en charge des patients. 

Madame Daw Tint est l’une des patientes qui a bénéficié de l’initiative : « Je ne pouvais pas dormir et je n’avais pas d’appétit. J’étais irritable. Je devenais agressive et je n’étais jamais satisfaite ». Souffrant de psychose depuis 20 ans, Madame Daw Tint a pu éviter une hospitalisation lors de sa dernière crise, grâce à une prise en charge précoce.

Aujourd’hui, Madame Daw Tint reçoit la visite de l’agent communautaire Yee Mar Thin qui avait identifié ses symptômes.  « J’utilise le smartphone fourni par le projet. En suivant le questionnaire, je complète le profil du patient. Si je rencontre un cas suspect je l’envoie chez le médecin. Une fois que le patient est pris en charge par le docteur, je m’assure de son suivi ».

Madame Daw Tint est maintenant suivie régulièrement par le docteur Naing Lin Kyaw, médecin généraliste, chez qui elle peut se rendre à pied. « Avant, je n’étais pas capable de prendre en charge les cas de psychose et de dépression dans mon cabinet. Je devais envoyer les patients à l’hôpital ou chez un spécialiste. Cela n’était vraiment pas pratique pour le patient. Grâce aux cinq jours de formation, je peux maintenant prendre en charge ces patients dans mon cabinet et grâce à la tablette électronique qu’on m’a fournie, je peux suivre leurs progrès », explique Dr. Naing Lin Kyaw. 

Pour le Professeur  Khin Maung Gyee, psychiatre et responsable du Projet au sein de l’Association Médicale du Myanmar, l’initiative doit améliorer la connaissance et la compréhension de ce problème : « Le projet permet, au sein des communautés, de révéler les cas cachés de patients. Si la maladie est détectée suffisamment tôt et qu’un traitement adapté est suivi on sait qu’il est possible de soigner les malades. »

En quelques mois, le projet a déjà permis à près de 300 patients d’être diagnostiqués. A terme, le projet s’est fixé pour objectif de prendre en charge plus de 1500 patients.

Projet d'accès aux soins en santé mentale au Myanmar

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Inna, Russie

« J’avais 26 ans lors des premiers symptômes et 33 ans quand on m’a diagnostiquée une maladie de Pompe. Savoir ce qui n’allait pas m’a permis d’apprendre à savourer chaque jour que m’offre la vie. »

Charlie, Hong Kong

« Lorsque j’ai appris que j’étais atteint de dermatite atopique, j’ai tout de suite pensé que je ne pourrais jamais réaliser mes rêves. Mais la campagne de sensibilisation à la dermatite atopique de Sanofi m’a montré que non seulement ce n’était pas vrai, mais que je pouvais aussi encourager les autres à aller jusqu’au bout de leurs propres rêves ! »

Mykhailo, Ukraine

« Je me suis tout simplement dit que j’avais un avenir devant moi et que rien ne pouvait ébranler cette conviction. Je suis très reconnaissant aux entreprises socialement responsables qui prennent soin des patients lorsque l’État n’est pas en mesure de le faire. »

Cliniques Mobiles, Algérie

Le déploiement de cliniques mobiles permet aux patients des régions isolées sans médecins spécialistes, d'avoir accès au dépistage, à des  consultations spécialisées et de s'intégrer dans un système de soins.

Centre d’Appels Tetote, Japon

En matière de maladies rares, notre premier objectif est de redonner espoir. Fournir des informations sur les maladies de surcharge lysosomale aux professionnels de santé, aux patients et à leur famille, ainsi qu’au grand public, est un aspect essentiel de notre mission.

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