Journée mondiale contre le cancer - Témoignage de Victor

Mon témoignage

J’avais 15 ans lorsque ma mère m’a appris qu’elle avait un cancer du sein. Nous venions de nous installer tous les deux à Paris et je traversais déjà une période difficile. Je me suis senti responsable d’elle et complètement submergé par mes émotions. Le plus dur était d’imaginer ses souffrances, parce que même si je n’avais pas peur pour elle – je savais que le cancer du sein pouvait se soigner -, le traitement détruit tout sur son passage.

Pour une femme, perdre ses cheveux, ses sourcils et ses ongles est sans doute ce qu’il a de plus difficile. Les proches auraient besoin d’aide aussi, mais je ne voulais pas parler de la maladie de ma mère et cela a pu créer des obstacles entre mes amis et moi. Prendre soin de ma mère au quotidien a été épuisant physiquement et psychologiquement, car la maladie est constamment présente. Mais aujourd’hui, je ne me sens plus triste, ni négatif. Le cancer est une maladie qui arrive sans crier gare, il n’y a pas grand-chose à faire sauf de la traiter. Je peux vivre ma vie et prendre soin d’elle, parce que je l’aime, mais non parce que j’ai peur pour elle.

Lorsque l’on s’occupe d’un proche malade, on ne peut pas s’apitoyer sur soi-même. Maman est en rémission depuis deux ans, mais même si elle est guérie, le cancer l’a transformée. Après sa maladie, elle a livré une nouvelle bataille pour retrouver sa place. Je suis très fier de ce qu’elle a fait avec l'antenne Cancer & Travail. Sa vraie  bataille, c’est celle qu’elle livre aujourd’hui.

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