Portrait de Folake Odediran, General Manager and Country Chair for Sanofi in Nigeria and Ghana

Women@Sanofi

En conversation avec… Folake Odediran, Directrice Générale et Directrice Pays Nigéria et Ghana 

Women@Sanofi rend hommage aux femmes qui font carrière chez Sanofi et travaillent avec passion et engagement avec leurs équipes pour proposer des solutions de santé à toutes et à tous, partout dans le monde. Au travers d’entretiens avec certaines d’entre elles, vous  découvrirez leur personnalité, leurs motivations et la riche diversité des cultures et points de vue qu’elles incarnent.  Ces femmes vont de l’avant, repoussent les frontières du possible et sont à elles toutes l’incarnation de notre engagement et des actions que nous menons pour favoriser l’égalité hommes-femmes.

Folake Odediran possède près de 20 ans d’expérience dans le secteur pharmaceutique où elle a exercé des responsabilités dans le domaine des ventes, du marketing et du développement commercial. Née au Nigéria, Folake est titulaire d’une licence en pharmacie de l’Université Ahmadu Bello, d’un MBA en marketing de l’Université de Lagos et d’une maîtrise en marketing de l’École de commerce d’Édimbourg. Elle a débuté sa carrière au poste de visiteur médical et a rejoint Sanofi en octobre 2014 pour exercer les fonctions de Directrice Marketing de la franchise éthique, à Lagos au Nigéria. Elle a été nommée Directrice Générale et Directrice Pays de Sanofi Nigéria et Ghana en octobre 2017.

Pour célébrer la 44ème Journée internationale des femmes, nous nous sommes entretenus avec Folake sur la question de la parité hommes-femmes, au travail et dans sa vie personnelle. 

Quel enfant étiez-vous ? 

Enfant, j’adorais lire. J’aimais aussi beaucoup parler. Je voulais être avocate, défendre une cause, quelque chose en quoi j’aurais cru, une conviction.

Quel a été votre parcours professionnel ?

J’ai été élevée par ma grand-mère maternelle. Elle pensait que le droit n’était probablement pas la meilleure carrière qu’une femme puisse embrasser. Elle croyait que devenir avocat revenait en quelque sorte à perdre une partie de son intégrité. Elle m’a donc plutôt dissuadée de faire des études de droit. J’ai étudié la pharmacie à l’université et mon parcours professionnel s’est fait naturellement. Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai fait un internat obligatoire d’un an. Chaque fois que des patients ou des clients passaient retirer leurs médicaments, je les conseillais, les encourageais ou les enjoignais [à suivre leur traitement]. Un jour quelqu’un m’a dit que je ferais un excellent visiteur médical. J’ai donc débuté ma carrière comme visiteur médical, puis je suis passée chef de produit et j’ai travaillé dans le marketing et les ventes, pour enfin occuper aujourd’hui le poste de Directrice Générale et de Directrice Pays Nigéria et Ghana de Sanofi.

J’ai eu de multiples occasions de défendre avec courage certaines de mes convictions, de m’y tenir sans compromis et de prendre position. Je suis en quelque sorte restée fidèle aux ambitions que j’avais étant enfant.

Quel rôle la parité hommes-femmes joue-t-elle dans votre vie professionnelle et dans votre vie privée ?

L’environnement dont je suis issue, la culture dans laquelle j’ai été élevée, devraient probablement donner plus d’opportunités aux enfants, aux femmes et aux personnes pauvres. En conséquence, je n’ai jamais permis qu’aucun obstacle ne me limite. J’ai poursuivi mes rêves et j’ai tout fait pour les voir se réaliser. Au poste de responsabilité que j’occupe actuellement, je peux faire entendre ma voix, non seulement pour moi-même, mais aussi pour mes consœurs. Mais je peux aussi parler au nom des nombreuses personnes avec lesquelles j’ai le privilège de travailler et qui sont sous ma responsabilité. À mon avis, il faut que notre société s’occupe vraiment de la parité hommes-femmes. Nous devons prendre des mesures très réfléchies à cet égard. C’est une cause qu’il faut absolument défendre. Il faut probablement multiplier les opportunités, c’est-à-dire se réorienter d’une certaine manière, tout en sachant que tous les êtres humains sont nés égaux mais que chacun possède des capacités et compétences différentes. Le seul moyen de bâtir une culture ou une société dont nous pouvons être fiers est de créer une plateforme où chacun puisse s’exprimer et où chacun se sente bien tel qu’il est.

La parité hommes-femmes joue-t-elle un rôle dans la manière dont vous recrutez vos collaborateurs ?

En tant que manager, il faut être attentif aux compétences, mais aussi à la représentation des hommes et des femmes. Le fait d’avoir été nommée Directrice Générale et Directrice Pays, dans un milieu qui est généralement considéré comme masculin, est révélateur [de l’importance que revêt la parité hommes-femmes]. Bien sûr que cela joue un rôle dans la manière dont je recrute, mais là encore, le but n’est pas de nommer uniquement des femmes et de désavantager les hommes, mais d’évoluer vers une forme d’égalité.

Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui souhaitent exercer des fonctions de leadership ?

S’il y a un conseil que j’aimerais leur donner, c’est d’éviter de se réinventer pour obtenir le poste auquel elles aspirent : il faut qu’elles restent fidèles à elles-mêmes. Pourquoi ? Parce que ce n’est que lorsqu’on est soi-même que l’on donne le meilleur ! Essayer d’être ce que l’on n’est pas, c’est s’obliger à lutter constamment. Mon conseil est qu’il faut se battre pour réaliser ses rêves avec toute l’énergie possible, y mettre tous ses efforts avec une discipline de fer et ne pas se laisser intimider. Je n’ai jamais considéré le fait d’être une femme comme une limitation. Lorsque j’aspire à quelque chose en particulier, je fonce et je fais tout mon possible pour y parvenir. Mon conseil est donc de ne pas renoncer et de ne rien lâcher. Il faut reconnaître ses mérites et réaliser ses rêves !

Qu’est-ce qui pourrait faire pencher la balance en faveur de la parité hommes-femmes ?

Je pense que nous devrions en parler davantage. Je crois fermement que nous devons accepter notre individualité. Être une femme ne veut pas dire être moins qu’un homme. Je pense que la manière dont nous élevons nos enfants pourrait être vraiment décisive. Je suis devenue la femme que je suis aujourd'hui parce que certains facteurs ont joué un rôle pendant mon enfance. J’ai eu quelqu’un auprès de moi qui m’a donné confiance en moi. Et j’ai osé y croire. Nous devons créer des opportunités pour tous et pour les femmes, afin qu’elles puissent accéder à des postes de responsabilité. Pour cela, nous devons leur apporter le soutien nécessaire.

Quelle est votre définition du succès ?

Pour moi le succès est une attitude. C’est une orientation. Ce n’est pas cette grande chose que je vais faire demain, mais un ensemble de petites choses que je fais tous les jours. C’est la réalisation d’objectifs, que ce soient ceux que je me suis fixés pour moi-même ou ceux que j’estime devoir poursuivre et réaliser.

Y a-t-il encore un rêve que vous n’avez pas accompli ?

Oui, fonder une famille et avoir des enfants

Et professionnellement, sachant que vous avez une belle carrière… ?

J’estime vraiment être privilégiée d’avoir été si loin. Je remercie toutes les personnes qui m’en ont donné l’opportunité, en particulier chez Sanofi. Pour moi, il n’est pas question du prochain poste que je pourrais occuper, mais plutôt du prochain défi à relever. J’aimerais beaucoup pouvoir défendre mes convictions dans un autre domaine, notamment au sein d’une instance gouvernementale. Je serais très fière de faire partie de quelque chose qui me permette de me dépasser. Très peu de personnes noires sont directeurs généraux d’organisations multinationales. Mais je ne suis pas sûre que ce soit un rêve irréalisable.

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