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# Protégés ensemble

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La vaccination est l’une des interventions sanitaires les plus efficaces au monde1, mais ce succès a un prix. Certaines maladies qui avaient été pratiquement éradiquées du monde occidental commencent à réapparaître sous l’effet d’un relâchement de la vaccination. Faute de respecter le calendrier vaccinal, un certain nombre de maladies risquent en effet de ressurgir. Alors que la mortalité par rougeole dans le monde a reculé de 84 % entre 2000 et 2016, en grande partie grâce à la vaccination2, les cas de rougeole ont quadruplé en Europea entre 2016 et 2017. Selon l’OMS, cette maladie a frappé plus de 20 000 personnes en 2017 en Europe et provoqué 35 décès3, 4.

La rougeole ne cesse de faire l’actualité depuis le début de l’année. En France, une femme de 32 ans en est morte après l’avoir contractée aux urgences d’un hôpital en janvier où elle avait accompagné son père. Elle n’était pas vaccinée. L’OMS a déclaré que le Royaume-Uni avait « éliminé » la rougeole pour la première fois en 2017, mais en mars de cette année une épidémie de rougeole s’est déclarée dans le sud du pays de Galles b, c.

Environ 3 millions de vies sauvées chaque année grâce à la vaccination

Cette année, la Semaine mondiale de la vaccination est placée sous le thème « Protégés ensemble, #LesVaccinsÇaMarche », pour rappeler à tous que la vaccination est un moyen de se protéger et de protéger son entourage.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la vaccination permet d’éviter jusqu’à trois millions de décès par an - l’équivalent de la population de Madrid tandis que 1,5 million de décès supplémentaires pourraient être évités chaque année en améliorant la couverture vaccinale à l’échelle mondiale1.

Tous les jours, nous prenons des précautions pour nous protéger, nous et ceux que nous aimons

Mais avons-nous vraiment pensé à tous les gestes possibles ?

Bâtir une immunité collective

Lorsque la majorité de la population d’une région ou d’un pays est vaccinée contre une maladie donnée, il en résulte une immunité collective. Autrement dit, la maladie en question a peu de chance de se déclarer dans la région concernée de sorte que ceux qui ne peuvent être vaccinés -- nourrissons, femmes enceintes ou personnes sous traitement chimiothérapeutique, par exemple -- sont également être protégés. Si le taux de vaccination est trop bas, il ne peut y avoir d’immunité collective et les personnes non vaccinées sont menacées. La vaccination ne confère pas seulement une protection individuelle, elle est essentielle pour protéger ses amis, sa famille et toute la communauté.

En 2003, une journaliste du sud de Londres, mère d’un petit garçon, a découvert que celui-ci avait la rougeole. Toby n’avait alors que huit mois. « J’avais prévu de le faire vacciner, mais le vaccin ROR n’est habituellement administré qu’à un an. Il était encore trop petit pour être vacciné lorsqu’il a contracté la maladie. Je l’ai amené chez le médecin car il était couvert de boutons. Lorsqu’il m’a dit que c’était la rougeole, j’ai été abasourdie. Je croyais que la rougeole était une maladie du passé et que plus personne ne l’attrapait. Le médecin m’a expliqué qu’il y avait eu plusieurs cas dans ma région en raison d’une baisse de la couverture vaccinale dans la population infantile. Fort heureusement, Toby s’est bien remis. Mais ce n’est pas le cas de tous les enfants car la rougeole peut être très grave. Il a été très malade, ça a été un moment très douloureux à vivre – et tellement inutile. »

La vaccination, plus importante que jamais

Alors que la confiance à l’égard de la vaccination augmente en Afrique et en Asie, elle s’émousse dans les pays occidentaux et en particulier en Europe selon une étude menée en 2016 auprès de 66 000 personnes par la London School of Hygiene & Tropical Medicine5. La méfiance à l’égard des vaccins, malgré des tests rigoureux et un nombre restreint de contre-indications, peut conduire certaines personnes à ne pas se faire vacciner et provoquer des flambées épidémiques de certaines maladies.

« La Région européenne de l’OMS a réalisé d’énormes progrès dans le renforcement des programmes de vaccination et la protection des personnes de tous âges contre les maladies à prévention vaccinale. Trente-trois des 53 États membres de la Région ont réussi à éliminer la rougeole, et 33 ont obtenu les mêmes résultats avec la rubéole » … « La Semaine européenne de la vaccination nous offre non seulement l’occasion de réfléchir à nos réussites, mais aussi de mettre en lumière les actions nécessaires afin de combler les dernières lacunes en matière de vaccination. Nous devons prendre des mesures spécifiques en vue de déterminer les raisons profondes de la vulnérabilité qui permet aux flambées épidémiques de persister dans notre Région, et nous attaquer à ces causes. La notification de plus de 20 000 cas de rougeole en 2017 constitue un sévère avertissement que notre action est encore incomplète à cet égard. Les activités de vaccination menées au cours de ces dernières décennies ont constitué une intervention de santé publique à la fois sûre, accessible et efficace. Cependant, chaque vaccination manquée est aussi une occasion manquée d’arrêter la propagation des maladies et de protéger les plus vulnérables. J’exhorte personnellement tout un chacun à prendre ses responsabilités en matière de vaccination, afin que nous puissions ensemble assurer notre protection ainsi que celle de notre entourage », a déclaré le Dr Zsuzana Jakab, Directrice régionale de l’OMS pour l’Europe.

Au XXème siècle, la variole a tué près de 300 000 personnes dans le monde, soit pratiquement l’équivalent de la population des États-Unis. Cette terrible maladie a été éradiquée grâce à la vaccination.[i]

Grâce à la vaccination, la poliomyélite est sur le point d’être éradiquée (nombre des cas de poliomyélite a déjà diminué de 99 %)[ii]. Grâce aux efforts mondiaux engagés pour éradiquer cette maladie, plus de 16 millions de personnes ont évité la paralysie.

Les vaccins ne sont pas seulement pour les enfants

À la naissance, l’enfant bénéficie d’une certaine immunité transmise par sa mère qui le protège de certaines maladies mais cette immunité ne dure pas longtemps. Même avant tout projet de grossesse, il est important que les femmes vérifient qu’elles ont bien été vaccinées contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) pour protéger leur enfant, car la rubéole contractée pendant la grossesse peut causer une surdité, des malformations cardiaques et d’autres problèmes de santé au nourrisson6. Se faire vacciner contre la grippe permet également de mieux vivre sa grossesse et de protéger le nouveau-né.

À l’âge d’un an, toute immunité transmise à l’enfant aura pratiquement disparu. Respecter le calendrier vaccinal est un moyen de protéger les enfants contre les maladies infectieuses contre lesquelles il est recommandé de se faire vacciner.

Il ne faut pas non plus oublier les vaccins de rappel lorsque les enfants entrent en crèche ou intègrent l’école où ils auront plus de risque d’être exposés à des infections. La vaccination protège l’enfant mais aussi ses frères et sœurs plus jeunes, sa famille et ses amis.

La vaccination ne devrait pas se limiter à l’enfance. Les adolescents scolarisés et d’autres groupes vivant dans une étroite promiscuité sont particulièrement à risque. Les infections à méningocoques sont des maladies très graves qui peuvent souvent être évitées par la vaccination. Entre 10 et 15 % des personnes qui contractent une infection à méningocoques en meurent et entre 10 et 20 % présentent par la suite des séquelles permanentes7. Grâce à la vaccination, l’incidence des infections à méningocoques a reculé pour s’établir, en 2016, à 372 cas aux États-Unis. Il n’en reste pas moins qu’elles ont causé 49 décès inutiles8.Au Royaume-Uni, les infections à méningocoques causées par la souche C ont reculé de plus de 90 % chez les personnes vaccinées depuis l’introduction du vaccin en 19999/.

49 décès dus à la méningite à méningocoques en 2016 aux Etats-Unis

Continuer de se protéger

Même en vieillissant, la protection que confère la vaccination reste vitale. Les maladies comme la grippe, le zona et les infections à pneumocoques peuvent être beaucoup plus graves chez les personnes âgées, surtout si elles présentent d’autres comorbidités comme un diabète ou une maladie cardiovasculaire.

Grands-parents jouant de la guitare
Chaque année aux États-Unis, entre 3 000 et 56 000 personnes meurent de la grippe10 et entre 71 % et 85 % de ces décès surviennent chez des personnes de plus de 65 ans11.

Cette année, la Semaine mondiale de vaccination insiste sur le fait que se faire vacciner contribue à protéger toute la communauté internationale.

Sanofi Pasteur: les chiffres clés

Plus d’un demi-milliard de personnes immunisées grâce aux vaccins de Sanofi Pasteur dans le monde
Plus d’un milliard de doses de vaccins produites chaque année
Premier fournisseur mondial de vaccins injectables contre la polio
Plus de 15 000 collaborateurs
Dont 60 % dédiés à la fabrication et aux opérations de qualité
Plus d’un million d’euros investis dans la Recherche chaque jour
  1. http://www.who.int/features/factfiles/immunization/en/
  2. http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs286/en/
  3. http://www.euro.who.int/en/media-centre/sections/press-releases/2018/europe-observes-a-4-fold-increase-in-measles-cases-in-2017-compared-to-previous-year
  4. https://www.vaccinestoday.eu/faq/why-bother-vaccinating-against-diseases-which-are-no-longer-seen-in-europe/
  5. https://www.eurekalert.org/pub_releases/2016-09/lsoh-erm090716.php
  6. https://www.cdc.gov/rubella/pregnancy.html.
  7. WHO. Meningococcal vaccines: WHO Position Paper: November 2011. Weekly Epidemiological Records. 2011, Vol. 47, pp. 521‐540.
  8. https://www.cdc.gov/meningococcal/surveillance/index.html
  9. http://vk.ovg.ox.ac.uk/meningococcal-disease
  10. https://www.cdc.gov/flu/about/disease/us_flu-related_deaths.htm
  11. https://www.cdc.gov/flu/about/disease/65over.htm