Sanofi se joint à la révolution numérique africaine en santé



Une véritable révolution est en marche en Afrique, sous l’impulsion d’une génération jeune et dynamique qui repousse les frontières de l’innovation numérique pour transformer en profondeur les soins de santé de l’ensemble des citoyens.

L’Afrique est un continent diversifié qui évolue rapidement et dont la transformation sociale et démographique soulève de nouveaux enjeux, faisant ressortir la nécessité de mettre en œuvre de nouvelles approches et portant l’innovation à des niveaux tout à fait exceptionnels.

Sanofi intervient depuis plus de 60 ans dans de nombreux pays africains et place l’innovation au cœur de sa stratégie, y compris dans le domaine des télécommunications, pour les aider à relever les nouveaux défis auxquels ils sont exposés. Dans le cadre de sa dernière initiative visant à élargir l’accès aux soins de santé en Afrique, Sanofi a sollicité des start-ups africaines spécialisées en santé et les a invitées à proposer des solutions à différents challenges à l’occasion de VivaTech 2018, le rendez-vous international des innovateurs, qui se tient à Paris du 24 au 26 mai.

L’objectif de Sanofi est de mobiliser le dynamisme, la créativité et l’énergie de l’Afrique et de les conjuguer à son aptitude à accompagner, développer et valoriser les talents locaux pour imaginer de nouvelles solutions en vue d’améliorer les systèmes de santé et promouvoir l’égalité à l’accès aux soins de santé.

Près de 189 start-ups ont proposé des solutions aux challenges de Sanofi, illustrant le dynamisme exceptionnel des entrepreneurs africains.

L’Afrique est un continent très vaste où la fracture numérique reste marquée : 81 % de la population ont souscrit un abonnement de téléphonie mobile, alors que seulement 29 % ont accès à Internet1. L’Afrique présente d’importants besoins en matière de technologies innovantes qu’il est possible d’adapter et de développer pour apporter des solutions aux problèmes de santé.

Pour cela, il convient aussi de former les professionnels de santé afin de leur permettre d’utiliser les technologies les plus récentes et de mettre les avancées thérapeutiques à la disposition d’une population qui continue d’augmenter à un rythme très rapide. Celle-ci devrait d’ailleurs plus que doubler d’ici à 20502 et représenter le quart de la population mondiale d’ici à 21002. La population africaine est par conséquent la plus jeune du monde : plus de la moitié de ses habitants sont âgés de moins de 25 ans.

Cette croissance démographique exponentielle, associée à l’émergence d’une classe moyenne, a déclenché un phénomène d’urbanisation rapide et parfois incontrôlé, transformant les villes en véritables foyers de maladies infectieuses. Améliorer la lutte contre les maladies infectieuses reste une priorité dans la mesure où elles représentent encore l’une des principales causes de mortalité en Afrique, où un enfant meurt du paludisme toutes les deux minutes.

Parallèlement, les maladies non transmissibles gagnent rapidement du terrain. Sans action concertée, le nombre de personnes atteintes de diabète, par exemple, augmentera de 162 % d’ici à 20453 ; aujourd’hui, deux tiers des Africains atteints de diabète n’ont pas encore été diagnostiqués. Ce déficit de diagnostic s’explique en partie par l’urbanisation intensive qui provoque des écarts en matière d’accès aux soins entre populations urbaines et rurales.

Sanofi a déjà déployé des programmes en Algérie pour remédier aux inégalités d’accès aux infrastructures de santé entre les villes et les régions reculées. « Nous employons les technologies numériques comme l’Internet pour communiquer avec les patients et les professionnels de santé vivant dans des régions éloignées », explique John Fairest, Responsable Afrique de Sanofi. « L’innovation et les technologies numériques contribuent de la sorte à améliorer le dépistage précoce, les programmes de prise en charge des maladies et donnent aux patients les moyens de mieux gérer leur santé. »

En Algérie, nous avons aussi équipé les cliniques mobiles des technologies de santé les plus récentes pour remédier aux contraintes géographiques qui limitent l’accès au dépistage et aux traitements, tandis qu’au Nigeria nous nous attaquons au problème des médicaments falsifiés et au danger qu’ils représentent. Un code spécial figure désormais sur les conditionnements de nos médicaments pour permettre aux patients de vérifier leur authenticité.

Promouvoir les innovations locales en Afrique

Sanofi souhaite continuer de mettre son savoir-faire, ses connaissances et son expérience au service de collaborations avec les start-ups africaines afin de développer des méthodes créatives et imaginatives de nature à améliorer l’accès aux soins de santé en Afrique. Nous avons sélectionné dix innovateurs africains sur l’ensemble des candidatures que nous avons reçues et les avons invités à présenter les solutions qu’ils ont imaginées en réponse à trois enjeux particulièrement aigus :

Comment diagnostiquer plus tôt les maladies non transmissibles ?

  • Le continent africain connaît actuellement une transition épidémiologique caractérisée par l’augmentation des maladies non transmissibles comme le diabète, l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle ou le cancer, dont la prévalence atteindra, d’ici à 2020, les mêmes proportions que celle des maladies infectieuses. Cette transition, qui résulte d’une transformation des modes de vie, soulève d’importants défis car le coût de ces maladies au long cours est très élevé, et elles nécessitent à la fois des hospitalisations et des traitements coûteux. En Afrique, en effet, les maladies non transmissibles représentent un enjeu de santé à la fois important et croissant. L’utilisation des nouvelles technologies pour les diagnostiquer et les traiter au stade précoce peut améliorer la qualité de vie des patients et même sauver des vies.

Comment la télémédecine peut-elle améliorer l’accès aux soins de santé en Afrique ?

  • L’Afrique a connu d’importantes évolutions en matière de télécommunications. Le développement de solutions de paiement mobiles intégrées aux dispositifs de télémédecine peut permettre de fournir de meilleurs services de santé aux personnes qui en ont besoin et remédier aux obstacles liés à la distance, au temps et au manque de ressources.
  • En Afrique, près de 60 % de la population vivent dans des régions rurales reculées – la majorité sous le seuil de la pauvreté - et 83 % d’entre eux n’ont pas accès aux services de santé en raison de leur isolement, de leur pauvreté, du coût des transports en commun, et du manque de médecins, d’infirmières, d’infrastructures et d’équipements.
  • Les villageois font dans un premier temps appel à la médecine traditionnelle (guérisseurs, shaman) et ne se tournent vers les pharmacies qu’en dernier ressort, mais d’une manière générale ils n’ont pas accès aux médicaments ni aux ressources de santé.

Comment améliorer la formation des professionnels de santé sur la prise en charge des maladies chroniques en Afrique ?

  • Il est essentiel d’améliorer le niveau de connaissances médicales, cliniques et thérapeutiques des professionnels de santé dans le domaine des maladies chroniques pour qu’ils puissent mieux accompagner les patients tout au long de leur parcours de santé. De fait, le manque de professionnels de santé et de formation est l’une des premières causes des carences que connaissent les systèmes de santé en Afrique.

Les dix start-ups les plus prometteuses rejoindront Sanofi à l’Africa Lab d’Afric@Tech au salon VivaTech, où elles pourront présenter leurs solutions aux plus importantes parties prenantes du secteur numérique. Les projets les plus aboutis, de nature à répondre concrètement aux besoins de santé des communautés africaines, bénéficieront du soutien des équipes de Sanofi, sous la forme de coaching et de mentorat, et pourront éventuellement déboucher sur des collaborations avec notre entreprise en Afrique.

Le continent africain est très vaste et les problèmes de santé y sont nombreux et importants, mais les solutions numériques imaginées par les jeunes Africains sont infinies et nous sommes ravis de travailler avec eux pour découvrir ensemble les solutions de santé du futur.

Références

  1. https://esa.un.org/unpd/wpp/Download/Probabilistic/Population/
  2. https://wearesocial.com/fr/blog/2017/01/digital-social-mobile-les-chiffres-2017
  3. IDF DIABETES ATLAS 8th edition 2017, http://diabetesatlas.org/resources/2017-atlas.html, 21/05/2018