Vaccines

Tenir la distance : fournir des vaccins contre la grippe, coûte que coûte

Les équipes de Sanofi Pasteur sont sans cesse mises sous pression pour produire la moitié de l’approvisionnement mondial en vaccins contre la grippe, mais cette année a été exceptionnelle en termes de complexité et d’ampleur de la tâche.  

Il existe quatre grandes familles de virus grippaux, divisées en de nombreux sous-types. Différents sous-types de virus circulent dans l’hémisphère nord entre l’automne et le printemps ; c’est ce que l’on appelle la « saison grippale ».  À l’approche de chaque saison, il est difficile de prédire exactement quelles souches du virus domineront, quelle sera leur intensité et quelles conséquences elles auront sur la santé publique.  

L’OMS étudie la circulation des virus tout au long de l’année en vue d’émettre des recommandations sur les sous-types à inclure dans les vaccins destinés à la prochaine saison grippale. Parfois, les recommandations ne changent pas d’une année sur l’autre, mais bien souvent, l’OMS recommande une modification de l’une des quatre souches par rapport au vaccin de l’année précédente. Il est plus rare que l’OMS recommande une modification de deux des quatre virus, ce qui est pourtant le cas cette année. 

Outre la modification de deux des souches, l’OMS a reporté d’un mois l’émission de ses recommandations de santé publique pour l’une des souches afin de favoriser la production d’un vaccin adéquat, étant donné que les souches ont tendance à muter d’une saison à l’autre, voire au cours d’une même saison.  De plus, un nombre croissant de personnes souhaitent se protéger contre la grippe, ce qui a entraîné une hausse considérable de la demande par rapport à l’année dernière. 

Des recommandations finales de l’OMS publiées en mars à la fourniture de vaccins dès le début de l’automne, les équipes de Sanofi Pasteur ont mis les bouchées doubles pour s’assurer de produire suffisamment de vaccins contre la grippe par rapport à la demande. 

« La situation de cette année est relativement inédite : les délais de production sont réduits et nous devons produire deux nouvelles souches », explique Sophie Maraval, responsable de la production amont du site de Val-de-Reuil, dans le nord-ouest de la France. « Nos équipes sont chevronnées et sont ainsi parvenues à pallier la réduction du cycle de production sans jamais faire l’impasse sur la qualité de nos vaccins, et à accroître l’approvisionnement afin de répondre à la demande mondiale. »   

« Chaque jour compte lorsqu’il s’agit de préparer des vaccins contre la grippe, c’est pourquoi nous avons dépêché notre propre transporteur spécialisé à Londres pour qu’il récupère la souche virale (la matière première de notre production) directement auprès des laboratoires de référence de l’OMS, ce qui nous a permis de gagner plusieurs jours par rapport au temps de transfert habituel. Nous avions également lancé la production de certains éléments du vaccin sur la base de la sélection virale probable, qui s’est avérée être la souche recommandée par l’OMS. » 

« Les chefs de file de la santé du monde entier comptent sur nos vaccins, et nous nous efforçons de répondre à leurs attentes, coûte que coûte », déclare Laurence Grinie, responsable de la production des antigènes grippaux du site de Val-de-Reuil.

La vaccination annuelle contre la grippe peut intervenir au cours des semaines qui précèdent la saison grippale ainsi que pendant l’automne et l’hiver, selon les besoins.  Toutefois, l’OMS a insisté sur l’importance de prolonger les programmes publics de vaccination en cas de retard d’approvisionnement afin de limiter la circulation des virus, de garantir une protection contre la maladie et de réduire le risque de graves complications tout au long de la saison grippale. 

« En définitive, quelles que soient les évolutions de l’environnement et du virus, nous visons chaque année à trouver des solutions pour honorer nos engagements d’approvisionnement en vaccins contre la grippe aux quatre coins du monde », conclut Mme Grinie. « Cette saison, cela représente dix millions de doses, et chaque saison, l’équipe de Sanofi Pasteur est fière de produire et de fournir cette protection à l’échelle mondiale. »

Les risques insoupçonnés de la grippe

La population se rend peu à peu compte, peut-être en raison de la réapparition d’autres maladies comme la rougeole, que la grippe est une maladie potentiellement grave et que la vaccination reste le meilleur moyen de l’éviter.

Sean

« Comme on dit, il vaut mieux l’avoir et ne pas en avoir besoin, qu’en avoir besoin et ne pas l’avoir »

Sean Batten 
Responsable mondial de la chaîne logistique pour les vaccins contre la grippe.      

Rosalind

« C’est on ne peut plus vrai, car non seulement le vaccin protège contre la grippe, mais il contribue également à réduire les risques de graves complications, telles qu’un infarctus ou un AVC, liées à la contraction de la maladie »

Rosalind Hollingsworth 
Responsable mondiale de la branche médecine pour les vaccins contre la grippe.2,3

Références

1 http://www.who.int/influenza/vaccines/virus/recommendations/201902_qanda_recommendation_ah3n2.pdf
consulté en septembre 2019
2 Macintyre C. R., Mahimbo A., Moa A. M., Barnes M. (2016). Influenza vaccine as a coronary intervention for prevention of myocardial infarction. Heart, 102(24), 1953-1956. Extrait de : https://heart.bmj.com/content/heartjnl/102/24/1953.full.pdf
3 Kwong, J. et al. (2018). Acute Myocardial Infarction After Laboratory-Confirmed Influenza Infection. The New England Journal of Medicine, 78(4), p. 349. Extrait de : https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1702090
   

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